Auteur/autrice : Pierre

Concours de Sciences Po Grenoble 2019 : l’ouvrage à lire est dévoilé !

Concours de Sciences Po Grenoble 2019 : l’ouvrage à lire est dévoilé !

L’institut d’Etudes Politiques de Grenoble a révélé récemment l’ouvrage à lire pour le concours d’entrée 2019 en première année.

Il s’agit de l’ouvrage de Didier Eribon, Retour à Reims. Vous pouvez commander l’ouvrage ICI.

Quelques réflexions autour du livre.

Didier Eribon est un penseur et intellectuel français, dont les travaux relèvent à la fois de la sociologie et de la philosophie. L’auteur présente son ouvrage comme une « auto-analyse » c’est à dire qu’il décrit son histoire personnelle et s’en sert pour évoquer, décrire et décrypter des logiques plus universelles et théoriques. L’ouvrage est donc à la frontière de la littérature (et du genre biographique) et de l’analyse sociologique puisqu’il se sert de son cas personnel pour analyser sa trajectoire et les forces et logiques à l’œuvre dans celles ci.

L’auteur a d’ailleurs écrit par la suite un autre ouvrage intitulé La Société comme verdict. Classes, identités, trajectoires (vous pouvez acheter cet ouvrage ICI qui est un ouvrage plus universitaire et théorique sur ce sujet, et en particulier sur l’impact de l’acceptation par les individus de ce que la société leur renvoi en terme d’identité et de déterminisme.

Les thèmes évoqués dans le livre sont multiples : classes sociales, la culture (ou plutôt les différentes pratiques culturelles des groupes sociaux), la mémoire, les transfuges de classes, les déterminismes sociaux…

Quelques rappels sur le concours d’entrée en première année à Sciences Po Grenoble.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble ne fait pas partie du concours commun. Il reste néanmoins particulièrement intéressant à préparer, en particulier pour les raisons suivante :

  • L’IEP de Grenoble est l’un des IEP les plus anciens (il a été créé en 1948) et est un des Instituts d’Etudes Politiques de province les mieux dotés en terme de budget.
  • Le concours peut convenir à tout le monde : il est ouvert au candidats qui seront bacheliers l’année du concours mais aussi aux candidats ayant déjà le bac. La particularité du concours est que 50% des places sont réservées aux bacheliers de l’année, et 50% des places sont réservées aux bacheliers des années précédentes. Lorsque vous passez le concours, vous n’êtes donc en réalité en concurrence qu’avec la moitié des candidats présents.
  • Le relatif éloignement de Grenoble peut également dissuader des candidats de passer le concours, augmentant mécaniquement vos chances de réussite 🙂
  • Le concours accorde une part plus faible à l’épreuve de langue : si les langues vivantes ne sont pas votre fort, le concours de Sciences Po Grenoble peut être le concours que vous avez le plus de chance de réussir.

Le concours aura lieu le samedi 4 mai 2019, à Grenoble.

Les épreuves comportent deux épreuves seulement :

  • une épreuve de langue (allemand, anglais, espagnol, italien ou arabe au choix du candidat) : Cette épreuve représente un coefficient 1 sur 4. (soit 25% de votre note seulement).
  • une épreuve sur un ouvrage d’histoire contemporaine qui comporte deux volets :
    • Deux questions sur l’ouvrage (chacune notée sur 3 points)
    • Une dissertation d’ouverture sur les thèmes de l’ouvrage qui sera centrée sur l’histoire et l’actualité.
    • Cette épreuve représente un coefficient 3 sur 4.

Quelques conseils de lecture et ressources utiles pour mettre en perspective l’ouvrage et préparer le concours de Sciences Po Grenoble.

Le jury du concours a proposé quelques pistes de lecture à explorer pour préparer le concours. Il s’agit d’une première liste qui reste sommaire. Elle est accessible ici.

Vous trouverez ci dessous quelques ouvrages à lire pour préparer le concours :

En finir avec Eddy Bellegueule d’Edouard Louis :  Edouard Louis a dédié son livre à Didier Eribon et explique que c’est la lecture de retour à Reims qui l’a poussé à écrire En finir avec Eddy Bellegueule. Ce livre a connu un grand succès à sa sortie et évoque des thèmes communs avec retour à reims : la reproduction sociale, les classes sociales…

Achetez le livre ICI.

La Place ou La Honte de Annie Ernaux : les ouvrages de Annie Ernaux évoque souvent en filigrane des questions qui sont également évoqués dans les ouvrages de sociologie. Ses livres sont relativement souvent étudiés pour le bac français en section ES. Si c’est votre cas (c’était le mien lorsque j’ai passé le bac français), il est temps de ressortir vos cours à ce sujet 😉

Achetez le livre La honte ICI

Achetez le livre La Place ICI

Esquisse pour une auto-analyse de Pierre Bourdieu : Pierre Bourdieu se livre à une auto-analyse de sa carrière universitaire. Une particularité intéressante est que, comme Didier Eribon, Bourdieu est sociologue et est issu d’un milieu populaire.

Achetez le livre ICI

Vous pouvez également consulter le blog de Didier Eribou à cette adresse : http://didiereribon.blogspot.com/

Comment intégrer Sciences Po Aix en deuxième année?

Comment intégrer Sciences Po Aix en deuxième année?

Je poursuis ma série d’article (voir par exemple l’article sur le concours « sciences sociales » en deuxième année de Sciences Po Lyon)  sur les concours d’entrée aux Instituts d’Études Politiques (IEP) en deuxième année.

Outre, le concours commun, qui vous permet d’intégrer un IEP en première année, certains IEPs de province restent en effet accessibles pour une entrée en deuxième année. C’est notamment le cas de l’IEP d’Aix, auquel est consacré cet article.

Mise à jour de l’année 2020 : les thèmes et les conseils de lecture pour 2020 sont accessibles dans cet article.

Quelles sont les conditions d’accès à ce concours ?

Comme pour le concours d’entrée à l’Institut d’Etudes Politique de Lyon, le concours d’entrée à Sciences Po Aix est ouvert aux candidats et étudiant ayant validé 60 crédits ECTS ou qui auront validé ces 60 ECTS à l’issue de l’année scolaire du concours.

Le public visé par le concours est assez diversifié compte tenu des épreuves proposée (voir le prochain paragraphe). L’épreuve contient une épreuve de spécialité, qui peut convenir à de nombreux étudiants qui suivent actuellement un cursus en faculté / université (économie, sciences politique, histoire, droit constitutionnel). Les étudiants suivant un cursus en classe préparatoire littéraire ou économique sont également des candidats naturels pour ce type de concours.

Le premier prérequis est de disposer d’un bagage suffisant en langue (anglais, allemand espagnol ou italien sont les quatre langues proposées au concours) et de préparer deux thèmes.

30 places sont ouvertes pour ce concours, ce qui constitue une nouvelle chance pour intégrer un IEP.

Quelles sont les épreuves et le programme ?

Le jury de l’épreuve a mis en place 3 épreuves pour ce concours. (le règlement intérieur du concours est accessible ici). Je les détaille ci-dessous par ordre de coefficient, du plus élevé au moins élevé (cf. l’article réviser Sciences Po efficacement) :

  • Une épreuve de spécialité (coefficient 3): il s’agit d’une dissertation d’une durée de 3 heures. Le candidat peut choisir entre 4 spécialités :
    • Histoire : Attention, le programme est « l’Europe 1848 – 1945 ». Ce programme n’est pas forcément identique aux autres concours que vous préparez, prenez donc garde à ne pas faire d’impasse.
      • Mon avis sur le programme : Du printemps des peuples à la fin de la seconde guerre mondiale, qui a déchiré l’Europe, ce programme est extrêmement intéressant au regard des changements politiques (au sens des institutions) ayant eu lieu sur la période et au regard d’un prisme particulier, celui de la montée des « nationalismes ».
    • Economie : C’est un programme assez classique qui est proposé. Les candidats de prépa (CPGE) BL et ECE/ ECS devraient se régaler.
      • Microéconomie : Théorie du consommateur, producteur, concurrence pure et parfaite, monopole, oligopole, asymétries d’information, équilibre général et optimum économique
      • Macroéconomie : La croissance économique, le chômage, la monnaie, l’inflation, les politiques économiques
      • Mon avis sur le programme : pas de grosse surprise en terme de programme. Les aspects internationaux ne sont pas évoqués stricto sensu (commerce international par exemple) mais restent en filigrane de thèmes comme les politiques économiques.
    • Sciences Politiques :
      • Le pouvoir politique, l’Etat, les régimes politiques, les partis politiques et les groupes d’intérêt, les mouvements sociaux, le vote, la socialisation politique
      • Durkheim, Marx, Tocqueville, Weber
      • Mon avis sur le programme : Là encore, un programme assez classique, pour lequel je ne peux que vous conseiller mes conseils de lecture en sciences politiques. Le fait de citer des auteurs classiques dans le programme à réviser doit vous inciter à travailler les liens entre ces auteurs et les thèmes.
    • Droit Constitutionnel :
      • Notions fondamentales (L’Etat, les formes d’Etat, la Constitution, le suffrage politique, la séparation des pouvoirs, le contrôle de constitutionnalité).
      • Régimes politiques étrangers (Royaume-Uni, Etats-Unis, Allemagne, Espagne, Italie).
      • Institutions politiques françaises (Histoire constitutionnelle française, la Vème République et ses évolutions).
  • Une épreuve de langue : L’épreuve (coefficient 2) est du même type que pour le concours commun de 1ère année avec 3 parties (compréhension écrite, synonymes et essai).
  • Une épreuve de questions contemporaines : Là encore, l’épreuve ressemble au concours commun de première année, avec des thèmes qui sont différents, à savoir :
    • L’éducation : le thème est très intéressant. Pour le préparer, vous pouvez puiser beaucoup d’éléments dans les nombreux travaux réalisés en sociologie (voir les travaux de Marie Duru-Bellat qui a a publié des travaux de vulgarisation et des manuels  sur l’école (voir ICI) et l’éducation, mais aussi des essais et des ouvrages plus techniques (voir ICI)).
    • L’Europe : ce thème est également extrêmement contemporain (débats sur le Brexit, proposition d’Emmanuel Macron de former une « armée européene …). Sur ce thème, je vous invite à délimiter clairement ce qu’on entend par Europe (L’Europe Géographique? , l’Union Européene ? , L’Espace Shengen? …) et à suivre de près l’actualité.
  • Les thèmes du concours de l’année 2020 en questions contemporaines sont la guerre et l’image : Retrouvez mes conseils de lecture dans cet article.

Quel est le calendrier d’admission pour ce concours?

Les inscriptions au concours d’entrée en deuxième année doivent être faite via le site internet dédié :

https://inscription.sciencespo-aix.fr/

Le site indique que les inscriptions démarreront à partir de janvier 2019 et le concours aura lieu le samedi 16 mars 2019. 

Comme à chaque fois, si vous souhaitez passer le concours, je vous invite à vous inscrire au plus tôt et à réserver vos billets de train et d’hébergement, au plus vite 😉

Comment réviser efficacement pour le concours de Sciences Po?

Comment réviser efficacement pour le concours de Sciences Po?

Vous êtes nombreux à me poser des questions liées à la méthodologie de travail à adopter pour intégrer Sciences Po ou un Institut d’Etudes Politiques. La préparation et la réussite du concours nécessitent en effet des méthodes et une organisation plus efficaces que celles nécessaires à la préparation du bac par exemple. Je développe dans cet article quelques pistes de réflexion pour vous aider à être performant dans vos révisions et réussir à intégrer l’IEP de vos rêves !

Conseil n°1 : utilisez la loi de Pareto pour prioriser vos révisions.

La loi (ou le principe de Pareto) de Pareto énonce que 20% des actions produisent 80% des effets. C’est un principe qui est très souvent utilisé en entreprise (gestion de projets ou gestion des risques par exemple). Il consiste à identifier les éléments produisant le plus d’effet pour les mettre en œuvre en priorité.

Si on transpose ce principe aux révisions nécessaires pour réussir le concours de Sciences Po, 20% du volume total de vos révisions contribuerait à 80% de votre note finale le jour du concours. On comprend tout de suite l’intérêt d’identifier ces éléments et de travailler en priorité ces points.

Vous pouvez décliner ce principe de plusieurs manières :

  • Priorisez via les coefficients : pour le concours commun des IEP de province, l’épreuve d’histoire a un coefficient 3, l’épreuve de questions contemporaines a un coefficient 3 et l’épreuve de langue un coefficient 2. Le concours de l’IEP ne sélectionne généralement pas des candidats ayant eu une mauvaise note (inférieure à 6/20) et il serait suicidaire de faire totalement l’impasse sur une matière en particulier, mais dans la dernière ligne droite, si vous devez prioriser entre un chapitre d’histoire et un thème de civilisation de langue, pensez-y !
  • Priorisez dans le contenu de vos révisions : les concours des IEP ne donnent pas les programmes à réviser mais vous pouvez néanmoins identifier facilement des thèmes ou des parties qui ne seront pas utiles dans la plupart des cas. Par exemple, sur le thème de questions contemporaines « le secret », ne vous concentrez pas sur le thème des « secrets de famille », qui est mineur, n’est pas lié à une actualité particulière etc. De même, si vous choisissez l’anglais en épreuve de langue, concentrez-vous sur des thèmes de civilisation touchant le Royaume-Uni et les États-Unis plutôt que sur l’histoire de la Nouvelle-Zélande par exemple.
  • Priorisez les questions le jour de l’épreuve : ce conseil s’adapte particulièrement pour l’épreuve de langue. Celle-ci comporte 3 parties (compréhension, vocabulaire, expression), ayant des contributions différentes à la note finale. La majeure partie des candidats se concentrent sur les questions de compréhension et de vocabulaire. Je vous conseille au contraire de commencer par l’épreuve d’expression, qui apporte le plus de point et qui vous pénalisera si vous n’arrivez pas à le finaliser parceque vous avez passé trop de temps sur les questions précédentes.

Conseil n°2 : coupez toutes les sources de distractions inutiles.

La majorité des gens efficaces sont des gens qui savent se concentrer et rester focalisés sur ce qu’ils font. Je vous conseille donc de délimiter les créneaux consacrés uniquement à vos révisions pour les concours et de vous y tenir. Si vous avez défini un créneau d’une heure pour réviser votre histoire, tenez-vous-y, et lorsque vous êtes en train de réviser, faîtes le vide autour de vous :

Mettez votre téléphone en mode avion / coupez les notifications : si vous discutez en parallèle de vos révisions, vous ne serez pas assez concentré pour retenir ce que vous avez lu.

Éteignez/déconnectez votre ordinateur/tablette : comme pour le smartphone, l’ordinateur est un aimant à distractions. Combien de fois avez-vous lancé une recherche internet pour réviser et êtes-vous passé rapidement à une session d’une heure ou plus sur les réseaux sociaux ?

Travaillez sur un bureau rangé : si vous n’avez que votre livre/cahier devant vous, votre esprit sera focalisé uniquement sur ce point, pour une révision efficace.

Éteignez la musique/radio/tv : les études scientifiques montrent que notre cerveau a du mal à se concentrer sur ce qu’il est en train de lire, si en parallèle, il écoute ou entend du bruit. C’est d’autant plus le cas, si ce que vous écoutez est dans votre langue. Si vous voulez quand même un petit bruit de fond, ne mettez pas le son trop fort, et privilégiez des morceaux de musique en langue étrangère ou des morceaux mélodiques/classiques.

Mettez-vous au calme : jardin, chambre, bibliothèque etc. trouvez un endroit dans lequel vous êtes au calme et efficace et privilégiez celui-ci !

Des études montrent que lorsqu’on est interrompu, le cerveau met quelques minutes à se reconcentrer sur ce qu’il faisait auparavant. Vous comprendrez donc facilement qu’une conversation sur votre téléphone en parallèle de vos révisions peut ruiner votre session de révisions.

Conseil n°3 : profitez de vos pauses ou de vos temps morts pour réviser sans y penser.

Pour tenir le rythme dans la durée, vous devez vous ménager des temps de décompression et de loisirs. Pendant votre année de révisions, je vous conseille de continuer vos activités sportives ou associatives. Elles contribuent à votre équilibre global et vous permettront de rester performant dans la durée.

Au niveau de vos pauses ou temps « perdus » (transports etc.), vous pouvez changer vos habitudes à la marge pour réviser sans y penser. Quelques exemples non exhaustifs qui peuvent faire la différence :

  • Regardez vos séries/films en Version Originales (VO) ou en Version Originale Sous Titrées (VOST) : vous vous habituerez très vite à ce changement mineur, et en douceur, sans réel travail, vous allez progresser en langue.
  • Regardez des films sur les thèmes à réviser : je vous ai fait un article sur les films sur le thème du secret, vous pouvez le retrouver ici. retrouvez également mes conseils de films sur le thème « révolutions« 
  • Lisez des romans en lien avec l’histoire et/ou avec les thèmes étudiés en question. Je vous donne des exemples de lecture dans ces articles : sur le numérique, sur le secret, sur les révolutions.
  • Ecoutez des podcasts dans le bus ou le métro.

Conseil n°4 : identifiez et utilisez vos réservoirs à motivation.

L’admission à Sciences po ou à un IEP passe par les compétences scolaires, mais aussi par votre mental, votre détermination.

Pour tenir le rythme soutenu des révisions pour le concours des IEP dans la durée, vous devez réussir à trouver des leviers de motivation et à les mobiliser lorsque vous connaitrez une baisse de motivation. Sur une année de préparation au concours, vous allez forcément avoir des moments pendant lesquels vous serez moins efficaces ou moins motivés. Ceux-ci peuvent avoir des causes diverses (météo qui impacte votre moral, contrariété ou soucis personnel qui remet en question vos objectifs, mauvaise note à un concours blanc qui vous démotive etc. etc.).

Je vous conseille donc de préparer des réservoirs à motivation pour vous remobiliser rapidement lorsque vous sentez ces moments arriver. Ils peuvent être très variés. Certain(e)s se sentent mieux après une séance de running, une partie de jeu vidéo, un coup de téléphone à un ami ou après avoir écouté tel ou tel morceau de musique.

Identifiez ces moments/actions qui vous apaisent et vous aident et notez-les sur une liste. Dès que vous sentez que vous êtes dans une situation de baisse de motivation, n’attendez pas. Actionnez un de ces leviers, et reprenez votre travail.

Pour combattre le doute, un bon moyen est de lister vos réussites de l’année qu’elles soient liées aux révisions ou non (exemple : j’ai réussi à obtenir 15 en anglais à mon concours blanc, j’ai progressé au foot/à l’escalade etc.) et de relire cette liste pour vous booster lorsque vous doutez de votre capacité à réussir le concours.

Conseil n°5 : calculez votre charge de révision et établissez un planning, même sommaire

La préparation du concours est un exercice d’endurance pour lequel il vous faudra un minimum d’organisation pour ne pas faire l’impasse sur une ou plusieurs parties importantes du programme. C’est un risque d’autant plus réel que l’année avancera et que des échéances importantes approcheront (le bac, les autres concours etc).

Pour vous assurer que votre charge de travail est équilibrée (par exemple : vous révisez trop l’histoire et pas assez l’anglais) vous pouvez vous aider de quelques outils d’organisation simples.

Le premier est de lister (de manière grossière) le temps disponible que vous estimez avoir par semaine jusqu’au concours (exemple : 10 heures par semaine) et de lister l’ensemble des chapitres ou des thèmes à ficher ou à réviser par matière. Cela vous donnera de manière globale, le temps à passer par sujet ou par thème à consacrer. Par exemple, vous saurez que vous avez 5 heures pour réaliser une fiche d’histoire complète sur un thème (la décolonisation ou la construction européenne). Vous pourrez voir si vous êtes trop long (ou trop rapide) pour travailler sur tel ou tel point du programme.

Le deuxième est de planifier sur votre semaine des créneaux dédiés à un sujet ou une matière (exemple : tous les mardi soir de 17h30 à 18h30, révision du vocabulaire d’anglais). Si vos temps de révision sont planifiés de manière équilibrée, vous devriez pouvoir réviser toutes les matières de manière efficace.

Les livres à lire sur le thème « La pauvreté »

Les livres à lire sur le thème « La pauvreté »

Il y a quelques temps, je vous ai proposé un article vous présentant comment intégrer Sciences Po Lyon en deuxième année. Je vous y expliquais notamment que l’admission nécessite le passage d’un concours, appelé « concours sciences sociales ».

Cette année, le thème choisi par le jury est le thème « pauvreté ». Deux épreuves du concours seront axées sur ce thème :

Vous pouvez acheter ce livre ICI.

  • une épreuve de dissertation de sciences sociales sur le thème « pauvreté » : il s’agit d’une dissertation sur le thème pauvreté. A noter que le sujet posé par le concours pourra porter sur plusieurs discipline/approches (sociologie, économie, histoire, géographie, anthropologie, sciences politique…)

Je vous propose dans cet article de passer en revue, discipline par discipline, les ouvrages à lire et à ficher pour réussir cette épreuve de dissertation de sciences sociales.

Sociologie de la pauvreté

Le thème de la pauvreté est beaucoup étudié par la sociologie et je vous conseille en particulier les ouvrages suivants :

Pierre Bourdieu : La misère du monde.

Cet ouvrage collectif, dirigé par Pierre Bourdieu propose d’aborder le thème de la pauvreté et de la misère via un ensemble de monographies. l’ouvrage est plaisant à lire puisqu’il alterne les études de cas et monographies et les passages explicatifs et théoriques. La thèse qui sous-tend cet ouvrage majeur est de montrer le rôle important de l’État dans le maintien de la pauvreté.

Acheter le livre ICI.

Robert Castel : Les métamorphoses de la question sociale

Ce livre est également une référence majeure du sujet de la pauvreté. L’ouvrage étudie le salariat et en décrit l’histoire. Il montre l’apparition des systèmes de gestion des pauvres et de la pauvreté et décrit le fait qu’à sa création, le salariat est un système de contrôle social des « pauvres ».

Acheter le livre ICI.

Erving Goffman : Stigmates

Stigmates est un livre important dans l’histoire de la sociologie, et en particulier de la sociologie de la déviance, de l’exclusion et du handicap. La stigmatisation est en effet un des ressorts important de la définition d’un individu comme étant un « pauvre ».

Acheter le livre ICI.

Serge Paugam : La disqualification sociale. Essai sur la nouvelle pauvreté et les formes élémentaires de la pauvreté.

Serge Paugam est à l’origine de travaux largement diffusés sur la pauvreté, et en particulier à la définition de 3 types de pauvretés : la « pauvreté intégrée », la « pauvreté marginale »,
la « pauvreté disqualifiante ».

Acheter la disqualification sociale ICI

Acheter les formes élémentaires de la pauvreté ICI

L’économie et la pauvreté

La pauvreté a été étudiée par de nombreux économistes et penseurs économiques (Ricardo, Marx, Adam Smith …). Si vous n’êtes pas familier avec  l’économie, je vous conseille de lire une synthèse d’histoire de la pensée économique. Vous pouvez également lire cet article d’introduction (Les économistes et les pauvres) accessible sur CAIRN.

Le Capital au 21ème siècle de Thomas Piketty.

Je vous recommande ensuite, de vous intéresser aux travaux liés aux inégalités. Pour cela, la principale référence Le livre de Thomas Piketty, Le Capital au XXIème siècle. C’est un livre assez long, mais très pédagogique et qui se lit très bien, même pour les non-initiés. Si vous n’avez pas le temps de le lire, je vous conseille le Que-sais-je du même auteur, sur l’économie des inégalités accessible ICI.

Acheter le livre ICI.

Daniel Cohen  Richesses du monde, pauvreté des nations

Daniel Cohen propose un essai sur la base d’une question simple : le monde n’a jamais été aussi riche, et pourtant il y a de plus en plus de pauvres. Il analyse l’impact de la mondialisation sur les nations, et la montée de la pauvreté.

Acheter le livre ICI.

Amartya Sen et son approche des « capabilités« .

L’économiste indien, lauréat du prix nobel d’économie a effectué un changement de paradigme sur la pauvreté, en introduisant la notion de « capabilité » : « Par libertés substantielles, j’entends l’ensemble des « capacités » élémentaires, telles que la faculté d’échapper à la famine, à la malnutrition, à la morbidité évitable et à la mortalité prématurée, aussi bien que les libertés qui découlent de l’alphabétisation, de la participation politique ouverte, de la libre expression, etc. » (Amartya Sen, Un nouveau modèle économique. Développement, justice, liberté.)

Acheter le livre ICI.

Lexique et définitions du Big Data et du numérique

Lexique et définitions du Big Data et du numérique

Le thème « Le numérique » du concours commun des Instituts d’Etudes Politiques 2019 va vous amener à vous questionner sur de nombreuses innovations et techniques qui font les gros titres de l’actualité (scandale de Cambridge Analytica par exemple). Parmi celles-ci, je vous propose de passer en revue un certain nombre de termes en lien avec le BIg Data.

https://www.lebigdata.fr/wp-content/uploads/2017/07/machine-learning.png

Le Big Data

La traduction du terme Big Data est « Grosses Données ». Il n’existe pas à ce jour de définition officielle du Big Data. La commission générale de terminologie et de néologie a néanmoins proposé une définition. Celle-ci est : « données structurées ou non dont le très grand volume requiert des outils d’analyse adapté ». Au delà des données, lorsqu’on parle de Big Data, on évoque les algorithmes et les modèles créés à partir de celles ci.

Le Data Mining

Ce terme est moins connu que le terme de « Big Data ». Il s’agit de l’analyse tirée des Big data, à savoir le fait de transformer les données en informations, en modèles utiles via le croisement et l’analyse des données. Les big data sont donc la source, la matière première du data mining.

Le Deep learning

Si on traduit littéralement ce terme, on obtient l’ « apprentissage profond ». Il regroupe les dispositifs, méthodes et algorithmes d’apprentissage automatique. Autrement dit, un modèle ou algorithme est conçu pour s’améliorer de lui même en fonction des résultats et des cas d’usage qu’il rencontre. Par exemple, des programmes de reconnaissance d’images (identification des visages sur des photos) deviennent de plus en plus précis au fur et à mesure qu’ils analysent et identifient des images. Ces technologies sont utilisés dans de nombreux domaines, y compris l’intelligence artificielle.

L’IOT (« Internet of Things »)

L’internet des objets consiste en un réseau d’objets connectés capable d’acquérir et d’échanger des données au sein d’un ecosystème. On peut citer les capteurs, boitiers, caméras, bracelets connectés etc. Ce marché est en constant développement poussé le faible prix des capteurs, l’augmentation de la puissance internet etc. Il pose néanmoins de nombreux obstacles et questions (notamment la sécurité, l’utilisation des données, mais aussi la préservation de la vie privée).

Les Dark Data

Les dark data sont des données qui sont stockées par un grand nombre d’acteurs (entreprises, organisations…) , mais qui ne sont pas utilisées dans un but précis ou ne sont pas utiles. Les organisations ont tendance à les stocker pour les revendre, les utiliser éventuellement dans le futur etc. Elles sont un problème important notamment pour la préservation du secret et de la vie privée.

Y-a-t-il d’autres thèmes que vous souhaitez voir définir? Laissez moi vos questions en commentaires.

Comment gagner des points en histoire au concours de Sciences Po ?

Comment gagner des points en histoire au concours de Sciences Po ?

L’épreuve d’histoire des concours de Sciences Po et des IEP est l’une des épreuves les plus importantes pour espérer intégrer l’IEP de votre choix. Pour le concours de Sciences Po Paris, elle compte pour 40% de votre note aux écrits (coefficient de 2, sur un total de 5) . Pour le concours commun des IEP de province, elle compte pour 37,5% de votre note (coefficient 3 sur un total de 8). Si vous souhaitez valider votre admission, il est donc indispensable de limiter la casse en histoire, voire même de profiter de cette épreuve pour creuser l’écart avec les autres candidats. Voici donc quelques conseils (non exhaustifs) pour progresser sur cette matière.

1) Lisez les rapports de jury et inspirez vous des bonnes copies

Des exemples de bonnes copies sont généralement publiés par les jurys des concours, ainsi que des conseils précieux sur ce qui est attendu. La lecture de ces documents présente plusieurs intérêts indéniables.

Le premier intérêt est de vous permettre de dédramatiser le niveau d’exigence attendu pour le concours.

Les copies mises en valeur sont indéniablement des copies de grande qualité sur tous les points attendus. Cependant, à leur lecture, on constate qu’elles ne sont pas des copies exceptionnelles, dans le sens où la démonstration est claire mais pas brillante, où elle en sont pas remplies de dates, d’exemples ou d’arguments ou de citations complexes. C’est toute la complexité de l’épreuve d’histoire : réussir à montrer de manière simple que vous maitrisez le sujet. Les qualités à conserver sont : la simplicité dans le style et dans l’argumentation, le fait de citer les connaissances attendues mais sans trop en faire (il vaut mieux parfois éviter de citer un énième exemple, pour ne pas alourdir le raisonnement ou donner l’impression qu’on veut montrer à tout prix toutes ses connaissances).

Le deuxième intérêt est de vous montrer des bonnes pratiques

Parmi les qualités des copies citées en exemple par les jurys, il y a de nombreux prérequis également évoqués par les rapports de jurys. Vous ne pouvez pas vous permettre de ne pas répondre aux prérequis. Le rapport du jury du concours 2017 de Sciences Po les explicite en évoquant « Ce que l’on est en mesure d’attendre au niveau de cet examen » :

  • une pensée organisée : c’est à dire de manière concrète, un plan (l’aspect « organisé ») répondant à une problématique (l’aspect « pensée » soit votre réflexion autour du sujet).
  • servie par des connaissances de base : l’important sur ce point est que le jury ne demande pas une connaissance encyclopédique du ou des sujets. Le jury attends donc les connaissances classiques que vous trouverez dans les manuels usuels (voir mes conseils de lecture en histoire ICI) sur lesquelles il ne faudra pas faire l’impasse. Inutile de réviser le détail trop précis des thèmes que vous révisez (par exemple, les aspects comme la chronologie précise des conflits, bataille par bataille ne servent à rien).
  • Une écriture convenable (orthographe, syntaxe, lisibilité) : c’est un point extrêmement important. Votre correcteur devra corriger des paquets de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de copies, traitant du même sujet, avec les mêmes exemples, les mêmes dates etc. Chaque caractéristique de votre copie aura donc un impact sur votre note finale. Vous pouvez écrire la meilleure copie du concours en terme de contenu et d’argumentation mais avoir une mauvaise note si votre copie possède une mauvaise orthographe/syntaxe, ou une note moyenne si votre écriture est peu lisible. Je parle en connaissance de cause : j’écris très mal surtout lorsque j’écris vite (une vraie écriture de médecin 😉 ) et j’ai souvent été pénalisé lors des concours pour cela. Si vous êtes dans la même situation que moi, prenez plus du temps pour écrire lisiblement, quitte à faire une copie plus courte.

2) Différenciez vous!

Il existe plusieurs manières de se différencier.

Se différencier lors de l’analyse du sujet

Je le répète régulièrement dans mes articles de blog. Le moment où vous faites la différence le jour du concours c’est lors de l’analyse du sujet. Prenons comme exemple le sujet d’histoire au concours de Sciences Po Paris 2018 « La Résistance a-t-elle préparé et réalisé une totale transformation de la République française (1940-1946)?« . La copie mise en avant par le jury de l’épreuve montre dès l’introduction et le plan que l’analyse du sujet a été soigneusement réalisée par le candidat.

Si on reconstitue le plan du candidat, il s’agit du plan suivant :

  1. La préparation de la transformation de la République Française (1940-1944)
  2. La réalisation de la transformation de la République Française (1944-1946)
  3. Une transformation réellement totale ?

Le fait d’avoir inclus une troisième partie (au contraire du traditionnel « Plan sciences po« ) montre immédiatement au correcteur que le candidat a analysé et questionné le mot « total » du sujet.

L’analyse du sujet doit vous permettre d’éviter les hors sujet et de trouver une vraie problématique (c’est à dire une problématique qui ne se limite pas à une reformulation simple du sujet). D’une manière générale, un bon signe pour voir que vous avez analysé correctement le sujet, est le fait de trouver pourquoi la question posée par le jury pose réellement débat.

Se différencier par des exemples ou des citations originales

Une autre manière de se différencier des autres candidats est d’utiliser des exemples, citations, données chiffrées etc. qui montrent que vous avez (en plus d’une analyse fine du sujet) une culture historique supérieure.

Le jury attendra bien évidemment de vous, comme de tous les autres candidats, les connaissances incontournables du sujet ainsi que les jalons principaux. Cependant, en plus de ceux-ci, vous pouvez étoffer votre copie avec par exemple :

  • Des références culturelles (cinématographiques, littéraires, artistiques) illustrant les évolutions sociales dont vous parlez dans votre copie. Lorsque je préparais les concours, j’avais par exemple réalisé une fiche sur le Le cinéma français depuis 1945, et une autre sur L’etat et la culture en France D’une manière générale, les évolutions culturelles et les exemples précis à ce sujet sont un excellent moyen de vous différencier car ces sujets sont assez peu maitrisés et qu’ils montrent qu’au delà de l’histoire, vous avez une culture générale réelle.
  • Des exemples historiques issus de pays moins souvent cités. Par exemple, il est envisageable de réaliser une fiche sur la vie politique en Autriche pour pouvoir montrer que vous sortez des exemples cités par tous les candidats.
  • Des citations historiques illustrant des idées ou des arguments. C’est un moyen qui demande un peu plus de travail puisque vous devez apprendre par cœur la citation en question. Il vous permet cependant une utilisation assez flexible :
    • comme « accroche » pour susciter l’intérêt du lecteur en début d’introduction,
    • comme introduction d’un argument, que vous explicitez ensuite,
    • pour amener de la nuance à votre propos en décodant les présupposés ou sous entendu de l’auteur de la citation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5 erreurs à éviter sur le Thème « Le Numérique »

5 erreurs à éviter sur le Thème « Le Numérique »

Réviser l’épreuve de questions contemporaines du concours commun de Sciences Po avec quelques films

Réviser l’épreuve de questions contemporaines du concours commun de Sciences Po avec quelques films

Comme vous le savez certainement si vous comptez passer le concours commun des Instituts d’Etudes Politiques, les thèmes de l’épreuve de questions contemporaines pour 2019 sont « Le secret » et « Le numérique ».

J’ai évoqué avec vous dans plusieurs articles des pistes de lecture pour l’été sur « Le secret » et « Le numérique ». Passons maintenant aux sources cinématographiques avec les films, séries et documentaires que vous pouvez regarder pour une immersion en douceur, sur ces deux thèmes.

Les films, documentaires et séries sur le thème « Le Secret »

Pentagon papers, film de Steven Spielberg

Ce film traite d’un sujet historique. La diffusion des Pentagon Papers, des documents militaires classés secret défense et révélés par la presse (Le journal Washington Post). Ce document met en évidence des faits cachés à l’opinion publique américaine sur la situation durant la guerre du Vietnam, et montre un double discours des administrations américaines. Cette histoire débouchera sur le scandale du Watergate et la démission du président des Etats-Unis, Richard Nixon. Une excellente occasion de réviser le programme de questions contemporaines, et d’histoire.

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L’espion qui venait du froid, film de M. Ritt

Ce film est tiré du roman (du même titre) de John Le Carré. Il se passe pendant la guerre froide et illustre parfaitement l’univers de l’espionnage, du contre-espionnage et des services secrets. Il traite de la manipulation d’un agent britannique à des fins de contre-espionnage. Je vous conseille de lire le livre qui est considéré comme un des chefs d’œuvre en termes de romans policiers et d’espionnage.

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Les hommes du président, film d’A. J. Pakula

Ce film est un classique de l’histoire du cinéma, avec 4 oscars remportés, et deux acteurs mythiques, Dustin Hoffman et Robert Redford. Il traite du scandale du Watergate et raconte l’enquête des deux journalistes du Washington Post ayant enquêté sur cette affaire et ayant remonté la piste du plus grand scandale politique des Etats-Unis.

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La vie des autres, film de F. H. von Donnersmarck

C’est un très joli film qui traite de l’espionnage par un agent de la Stasi d’un couple d’artiste est-allemand. Peu à peu, l’officier allemand chargé de la surveillance du couple va en réalité protéger l’homme qu’il est censé espionner en falsifiant ses rapports. Une illustration intéressante des systèmes de surveillance dans des sociétés autoritaires, et une très jolie fin.

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Les films, documentaires et séries sur le thème « Le numérique »

Nothing to hide, documentaire de Marc Meillassoux

Ce film documentaire franco-allemand, évoque le sujet de la surveillance de masse. Il utilise l’exemple d’un homme Mister X et montre les données et informations personnelles qu’on peut retirer de son ordinateur, services en ligne, applications mobiles etc. Ce documentaire cherche à battre en brèche l’argument souvent avancé du « Je n’ai rien à cacher ». Ce film peut également servir à illustrer les intrusions dans la vie privée (pour le thème du secret).

The social Network, film de D. Fincher

Le film raconte la création du réseau social Facebook par Mark Zuckerberg. Il est adapté du livre La revanche d’un solitaire – la véritable histoire du fondateur de Facebook. Son slogan illustre le thème du film, « on ne peut pas avoir 500 millions d’amis sans se faire quelques ennemis » et montre les coulisses de la création de l’entreprise.

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Ready Player One, film de S. Spielberg

Le film est l’adaptation du roman d’Ernest Cline, Player One. Il s’agit d’une dystopie (récit d’anticipation sociale décrivant une société terrifiante). Un système mondial de réalité virtuelle, l’OASIS, est devenu une société virtuelle. Son fondateur et créateur annonce qu’il léguera sa société et sa fortune à la personne qui trouvera l’easter egg caché dans l’oasis. Une course s’engage alors.

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Big Data, les nouveaux devins, enquête de François Lescalier (ARTE)

Ce documentaire décrit une innovation majeure impactant tous les domaines du numérique et de nos vies actuelles, Le Big Data (littéralement les « grosses données » : les méthodologies d’exploitation des données). Cette innovation constitue certainement une évolution majeure du numérique, actuellement en cours. Le reportage est accessible sur You-Tube

Citizenfour, documentaire de L. Poitras

Ce documentaire traite des révélations d’ Edward Snowden sur le scandale d’espionnage mondial de la NSA. Ce documentaire a reçu de nombreuses récompenses. Il décrit le système de surveillance mondiale généralisé. Sur ce sujet, je vous conseille également le livre Google contre Wikileaks. Comme toutes les références liées aux révélations au sujet de la NSA, ce film illustre un danger du numérique, mais peut également illustrer le thème du « Secret ».

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Les Livres à lire sur le thème « Le numérique »

Les Livres à lire sur le thème « Le numérique »

Les thèmes de l’épreuve de questions contemporaines du prochain concours commun des Instituts d’Études Politiques ont été publiés il y a peu par le réseau Sciences Po. Pour 2019, les thèmes de questions contemporaines retenus sont :

Je vous propose d’évoquer ensemble 5 livres à lire pour appréhender rapidement les enjeux de ce thème.

1 ) La société numérique en question(s) de Isabelle Compiegne.

Ce livre est une parfaite entrée en matière pour le thème « Le numérique ». Il est composé de fiches pratiques sur des thèmes intéressants pour le concours des Instituts d’Études Politiques : l’impact du numérique sur le pouvoir, sur la sociabilité. La question de la liberté et de la surveillance, ainsi que l’impact sur les manières de penser des individus.

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2 ) La vie algorithmique : critique de la raison numérique de Fabrice Flipo, Michelle Dobré, Marion Michot.

Ce livre aborde un pan précis du sujet lié au numérique : le développement et la transformation du numérique vers un monde d’algorithme. Il étudie le passage vers un paradigme de quantification et de marchandisation des data.

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Sur ce thème, vous pouvez également lire le temps des algorithmes de Serge Abiteboul et Gilles Dowek.

3 ) La postmodernité a l’heure du numérique de Michel Maffesoli et Hervé Fisher

Ce livre propose la confrontation de deux visions du numérique et de ses impacts. D’une part, le numérique est il une chance ou une menace? Les deux penseurs évoquent d’autre part un thème particulièrement important pour l’épreuve de questions contemporaines : l’impact du numérique sur le monde des idées.

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4 ) La nouvelle servitude volontaire : Enquête sur le projet politique de la Silicon Valley de Philippe Vion-Dury.

Ce livre traite d’un thème que j’avais abordé dans mon article sur la présentation des thèmes de l’épreuve de questions contemporaines. Derrière les aspects techniques des grandes innovation du numérique, se cachent également des conceptions philosophiques que l’auteur décode.

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5 ) La face cachée du numérique : l’impact environnemental des nouvelles technologies de Fabrice Flipo, Michelle Dobré et Marion Michot.

Le numérique impact de nombreuses composantes de la société : l’économie, le social, l’environnement. Ce livre aborde l’aspect des impacts du numérique sur l’environnement.

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6 livres à lire sur le thème Le Secret

6 livres à lire sur le thème Le Secret

Le réseau sciences po, qui organise le concours commun des IEP, a annoncé il y a peu les thèmes pour le concours commun 2019 de l’épreuve de questions contemporaines. Il s’agit des thèmes suivants :

« Le Secret »

« Le Numérique »

Concoursiep.com vous propose aujourd’hui 6 livres à lire pendant vos vacances pour s’imprégner en douceur du thème « Le secret », classés par ordre de difficulté. Une occasion immanquable pour bien débuter ses révisions en vue de l’épreuve de questions contemporaines.

1 ) Le nom de la rose de Umberto Eco

C’est le livre parfait pour démarrer vos lectures en douceur sur la plage ! Une intrigue prenante, bien ficelée et une lecture qui ne donne pas l’impression de travailler. Le thème du secret est en filigrane de ce roman policier dont l’intrigue se déroule en plein Moyen-Age. La bibliothèque de l’abbaye, lieu central de l’intrigue, permet d’aborder une notion centrale du secret, celle du pouvoir via une connaissance exclusive. En effet, à cette époque où la diffusion de savoir se fait via la copie à la main des livres, un des moines de l’abbaye, Jorge de Burgos, empêche la copie de cet unique exemplaire de La Poétique d’Aristote. Cet ouvrage illustre parfaitement une des motivations principale du secret, à savoir empêcher la diffusion d’une information ou d’une connaissance.

Les moins courageux d’entre vous pourront également regarder le film tiré du livre ICI.

Retrouvez la fiche de lecture ICI

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2 ) 1984 de George Orwell

1984 est également un livre qui aborde ce thème du secret, via l’angle de la lutte contre les secrets par un pouvoir totalitaire. La philosophie sous-jacente au totalitarisme contient en effet la maîtrise de tous les aspects de la vie des individus gouvernés par le système totalitaire. 1984 est également un livre qui se lit sans avoir l’impression de travailler, et vous pouvez l’emporter pour vos vacances. Un des intérêts du livre réside également dans le fait que le système de lutte contre les secrets des membres du parti est personnalisé par l’objet du télécran.

Vous avez de la chance, vous pouvez également regarder le film en plus de lire le livre ICI.

Retrouvez la fiche de lecture ICI.

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3 ) Le Prince de Machiavel

Machiavel est généralement considéré comme le précurseur ou l’inventeur de la science politique. Sans surprise, parmi les conseils qu’il donne au prince, Machiavel évoque le sujet du maintien du peuple dans l’ignorance des faits du prince, et en particulier de ses réels desseins. Pour machiavel, le secret est également au cœur des conjurations et des complots politiques. Le secret est vu comme une clé du maintien au pouvoir du prince, via le fait de savoir quoi cacher et quoi montrer au peuple, pour le gouverner. Ce livre se lit plutôt rapidement et vous allez certainement devoir l’étudier au cour de votre scolarité à Sciences Po.

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4 ) La civilisation des mœurs de Norbert Elias

C’est un ouvrage à mi-chemin entre la sociologie et l’histoire que propose Norbert Elias. Il étudie dans ses travaux, ce qu’il a nommé La dynamique de l’occident. Il montre que, à partir du 16ème siècle, l’occident est parcouru par un vaste mouvement de modifications des règles de la convenance (ce qui est considéré comme « civilisé »). Il étudie notamment les règles en vigueur au sein des cours européennes. Il décrit ainsi comment, les membres des cours royales développent peu à peu de nouvelles attitudes, comme le secret ou encore la pudeur. Cet ouvrage pourra vous permettre d’argumenter sur ce qui crée le secret comme comportement.

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5 ) L’obscénité démocratique de Régis Debray

Il s’agit d’un petit essai du philosophe Régis Debray. Il analyse la vie politique et sa mise en scène actuelle. Il fustige la fin de la théâtralité de la vie politique contemporaine. Il réalise en quelques sorte une éloge de la mise en scène et de la dissimulation des secrets des hommes politiques en regrettant l’évolution contemporaine qui tend à réduire la distance entre les hommes politiques et les citoyens. Il dénonce le culte de la transparence.

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6 ) Les mots et les choses de Michel Foucault

C’est un livre conséquent et complexe à appréhender. Il vaut mieux être au calme pour entamer sa lecture. Il n’en reste pas moins que c’est une référence majeure pour bien des sujets de culture générale. Dans ce livre, Michel Foucault s’intéresse à la diffusion du pouvoir dans la société. Il étudie notamment les dispositifs panoptiques comme moyen de discipliner la société et de la contrôler. Ces dispositifs sont des dispositifs imaginés à l’origine par Bentham pour les prisons et qui visent à surveiller en permanence les individus, bref à supprimer les secrets !

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