Auteur/autrice : Pierre

Comment intégrer un double diplôme international de Science Po ?

Comment intégrer un double diplôme international de Science Po ?

L’essentiel à retenir : l’admission en double diplôme international exige une excellence académique et un projet cohérent entre deux zones géographiques. Vous bénéficierez d’un cursus hybride prestigieux, passant deux ans en France puis deux ans à l’étranger, chez des partenaires comme Columbia ou l’UCL. Notez que les candidatures pour 2027 ouvriront dès la mi-octobre sur des portails spécifiques.

Saviez-vous que les doubles diplômes internationaux de Sciences Po vous permettent d’obtenir deux diplômes de Bachelor en quatre ans, en passant deux années complètes dans des institutions prestigieuses comme Columbia ou l’UCL ? Pourtant, la sélectivité extrême de ces cursus laisse de nombreux candidats excellents sur le carreau faute d’une préparation spécifique. Réussir son admission en double diplôme international de Sciences Po exige bien plus que de bons résultats scolaires.

Cet article décortique les étapes clés pour construire un dossier solide et convaincre les jurys binationaux les plus exigeants afin de sécuriser votre place dans ces programmes d’exception.

Vous souhaitez préparer le concours ? N’hésitez pas à consulter également cet article

  1. Réussir son admission en double diplôme international de Sciences Po : les fondamentaux
  2. Construire un dossier de candidature percutant et cohérent
  3. Comment briller lors de l’entretien oral de sélection ?
  4. Réalité du cursus et valorisation du diplôme

Réussir son admission en double diplôme international de Sciences Po : les fondamentaux

L’admission repose sur l’excellence académique, un projet international cohérent avec Columbia, Keio ou l’UCL, et une maîtrise linguistique certifiée. Le dossier combine les notes du lycée et des écrits personnels percutants, ouvrant vers des partenariats mondiaux spécifiques.

Pour naviguer efficacement dans ces parcours d’exception, il convient d’abord de comprendre la diversité des partenariats géographiques et les exigences académiques propres à chaque institution partenaire.

Panorama des partenariats mondiaux et spécificités académiques

Vous pouvez intégrer des cursus prestigieux avec Columbia à New York, Keio à Tokyo ou l’UCL à Londres. Vous effectuerez vos deux premières années en France puis les deux suivantes à l’étranger.

Le dépôt de dossier s’effectue via le portail international ou Parcoursup selon le programme. Certains cursus imposent une candidature directe auprès de l’université partenaire. Vérifiez bien les calendriers spécifiques par zone.

Critères d’éligibilité et sélection des spécialités au lycée

Votre niveau académique doit être irréprochable pour espérer l’admission. Les bulletins de Première et Terminale sont analysés avec soin. Visez une moyenne très élevée pour sécuriser votre dossier de candidature.

Privilégiez les spécialités SES, Histoire-Géo ou Mathématiques pour votre baccalauréat. Ces choix garantissent une cohérence intellectuelle avec les sciences sociales. Ils démontrent votre préparation aux exigences de Sciences Po.

Les doubles diplômes interdisciplinaires, notamment avec des facultés de sciences, valorisent les profils hybrides. Cette double compétence est un atout majeur pour convaincre les commissions de sélection lors de l’examen.

Le jury cherche avant tout une capacité de travail hors norme alliée à une curiosité intellectuelle sans frontières.

Construire un dossier de candidature percutant et cohérent

Une fois les critères d’éligibilité validés, l’enjeu se déplace vers la mise en forme de votre parcours et de vos ambitions au sein de votre dossier.

Articuler votre projet professionnel entre deux zones géographiques

Liez logiquement Sciences Po et l’université partenaire. Expliquez pourquoi ce pays spécifique sert vos ambitions. Ne vous contentez pas de louer le prestige des institutions.

Justifiez l’intérêt de la zone géographique. Parlez de géopolitique, d’économie locale ou de culture. Montrez que vous avez déjà un pied dans cet environnement. Votre carrière future doit en dépendre.

Argumentez sur la complémentarité des enseignements. Le cursus hybride doit paraître indispensable à votre réussite. Évitez les justifications trop vagues ou purement touristiques.

Valoriser vos engagements associatifs et extra-scolaires

Listez vos engagements marquants. Le bénévolat, le sport de haut niveau ou les arts comptent. Les examinateurs cherchent des personnalités actives et engagées dans la cité.

Transformez vos expériences en compétences. Parlez de gestion de projet ou de travail d’équipe. Soyez concret sur vos responsabilités réelles. Ne gonflez pas artificiellement vos titres.

Évitez l’énumération simple. Analysez ce que chaque activité vous a apporté. Le recul critique est plus important que la quantité de lignes.

  • Engagement citoyen
  • Responsabilités associatives
  • Pratique artistique ou sportive régulière
  • Expériences professionnelles ou stages

Rédaction des écrits personnels et de la lettre de motivation

Rédigez une lettre authentique. Évitez le ton trop scolaire ou pompeux. Votre voix doit transparaître derrière chaque phrase. Ne copiez jamais de modèles trouvés en ligne.

Répondez précisément aux questions du dossier. Chaque mot compte pour illustrer votre réflexion. Intégrez des éléments sur la charge de travail. Montrez que vous savez à quoi vous attendre réellement au quotidien.

La lettre de motivation n’est pas un CV rédigé, mais le récit d’une ambition qui trouve son salut dans l’hybridation des cultures. J’ai déjà rédigé un article sur la lettre de motivation à Sciences Po.

Comment briller lors de l’entretien oral de sélection ?

Si votre dossier franchit la première étape, l’entretien oral devient l’ultime rempart où votre personnalité doit s’affirmer face au jury.

Réussir l’exercice du commentaire d’image

L’analyse d’image dure quelques minutes. Vous devez décrire, contextualiser et interpréter. Ne restez pas à la surface de ce que vous voyez à l’écran.

Structurez votre réponse pour éviter l’éparpillement. Commencez par le factuel avant de passer au symbolique. Utilisez des exemples de sujets passés comme des caricatures ou des photos de presse. Soyez réactif et structuré.

ÉtapeObjectifConseil clé
DescriptionObserver le visuelUtilisez un vocabulaire précis.
AnalyseContextualiser l’œuvreReliez l’image à l’actualité.
SynthèseInterpréter le messageProposez un regard personnel.

Tendre des perches au jury pour orienter l’échange

Glissez des sujets que vous maîtrisez. Orientez les questions vers vos passions ou vos lectures. C’est une stratégie efficace pour garder le contrôle de l’échange.

Préparez la réponse sur le choix du double diplôme. Pourquoi celui-ci et pas un autre ? Adoptez une posture humble mais déterminée face aux questions pièges. Ne vous laissez jamais déstabiliser par le jury.

Travaillez votre langage corporel. Le sourire et le regard comptent autant que vos mots. Montrez votre enthousiasme pour cette aventure internationale qui vous attend.

Réalité du cursus et valorisation du diplôme

Au-delà de l’admission, il est crucial d’anticiper le quotidien exigeant de ces quatre années et les portes qu’elles ouvrent.

Gérer la charge de travail et le financement des études

Le rythme est intense. Vous devrez jongler avec deux systèmes universitaires différents. Anticipez les attentes scientifiques, surtout dans les cursus interdisciplinaires. Ne sous-estimez pas l’effort.

Renseignez-vous sur les bourses de mobilité. Des aides financières existent pour soutenir votre départ à l’étranger. En cas de liste d’attente, gardez espoir. Les désistements sont fréquents sur ces programmes sélectifs.

Voici les principaux leviers financiers disponibles :

  • Bourses Erasmus+
  • Aides de la région
  • Bourses d’excellence des universités partenaires
  • Prêts étudiants à taux préférentiels

Débouchés professionnels et force du réseau des anciens

Les carrières sont souvent internationales. Vous accéderez à des postes en diplomatie, en finance ou dans les ONG. La double compétence est un accélérateur de carrière indéniable.

Sollicitez le réseau des anciens élèves. Ils offrent des conseils précieux et des opportunités de stages. Votre diplôme hybride est une rareté sur le marché. Valorisez cette capacité d’adaptation unique.

La maîtrise des langues reste primordiale. C’est l’outil indispensable pour naviguer dans ces réseaux mondiaux. Votre profil sera recherché par les plus grandes organisations internationales.

Pour réussir votre admission en double diplôme international de Sciences Po, misez sur l’excellence académique, un engagement associatif concret et une préparation orale rigoureuse. Affinez votre projet entre les deux institutions dès maintenant pour devancer les calendriers spécifiques. Forgez votre destin mondial grâce à ce parcours d’exception.

FAQ

Quels sont les différents programmes de doubles diplômes internationaux proposés par Sciences Po ?

Sciences Po propose de prestigieux partenariats avec des universités de renommée mondiale comme Columbia (USA), UC Berkeley (USA), l’UCL (Royaume-Uni), la Freie Universität Berlin (Allemagne), ou encore Keio University (Japon). Ces cursus permettent d’obtenir deux diplômes de Bachelor en quatre ans, avec généralement deux années passées en France et deux années au sein de l’institution partenaire à l’étranger.

D’autres destinations d’excellence sont également accessibles, notamment la National University of Singapore (Singapour), l’University of Hong Kong (Chine), l’University of British Columbia (Canada), l’University of Sydney (Australie) ou la LUISS à Rome. Chaque programme possède ses propres spécificités linguistiques et académiques, allant des sciences sociales pures aux spécialisations en économie ou en humanités.

Quelles spécialités privilégier au lycée pour intégrer un double diplôme ?

Bien qu’aucune spécialité ne soit officiellement imposée, il est fortement recommandé de choisir des matières en cohérence avec les sciences humaines et sociales. Les spécialités Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques (HGGSP), Sciences Économiques et Sociales (SES) ainsi que Humanités, Littérature et Philosophie (HLP) sont particulièrement appréciées par les commissions d’examen.

Pour les doubles diplômes interdisciplinaires (Bachelor of Arts and Sciences), notamment ceux avec l’Université Paris Cité ou l’IPGP, un profil hybride incluant des spécialités scientifiques comme les Mathématiques ou les Sciences de la Vie et de la Terre est indispensable. L’essentiel reste de viser l’excellence académique dans chaque discipline choisie.

Comment se déroule l’épreuve de l’analyse d’image lors de l’entretien ?

Cette épreuve consiste à choisir l’une des deux images proposées par le jury (photographie, affiche, peinture, une de journal) et à la commenter pendant une dizaine de minutes. Vous devez décrire précisément ce que vous voyez, contextualiser l’œuvre ou l’événement, puis proposer une interprétation personnelle en engageant un dialogue avec les examinateurs.

Le jury n’attend pas une réponse unique, mais cherche à évaluer votre curiosité, votre capacité d’analyse et votre réactivité. Il est conseillé de structurer votre propos en passant du factuel au symbolique, tout en montrant votre intérêt pour les enjeux contemporains et l’actualité internationale.

Quel est le calendrier de candidature pour la rentrée 2027 ?

Le calendrier précis pour la rentrée 2027 sera mis à jour et diffusé par Sciences Po à la mi-octobre. De manière générale, les plateformes de candidature ouvrent dès la fin du mois de septembre de l’année précédente. Il est crucial de noter que les dates limites peuvent varier selon que vous postulez via Sciences Po ou directement via l’université partenaire.

Pour les programmes de Bachelor, les vagues d’admission et les entretiens se déroulent habituellement entre janvier et avril. Nous vous recommandons de consulter régulièrement le site officiel de chaque programme, car les procédures de sélection (rolling basis ou dates fixes) sont spécifiques à chaque partenariat international.

Existe-t-il des aides financières pour financer un double diplôme international ?

Oui, plusieurs dispositifs de soutien financier sont accessibles pour accompagner votre mobilité internationale. Vous pouvez solliciter des bourses d’excellence comme la bourse Émile Boutmy (sous conditions), des bourses Erasmus+ pour les séjours en Europe, ou encore des aides à la mobilité proposées par les conseils régionaux.

Certaines universités partenaires proposent également leurs propres bourses d’excellence. Par ailleurs, des prêts étudiants à taux préférentiels peuvent être envisagés pour couvrir les frais de scolarité et de vie, qui peuvent être plus élevés lors des deux années passées hors de France.

Corrigé Concours Sciences Po Lille 2008 « Nous ne croyons pas ce que nous savons »

Corrigé Concours Sciences Po Lille 2008 « Nous ne croyons pas ce que nous savons »

Je vous propose aujourd’hui un sujet corrigé de l’épreuve de culture générale au concours de Sciences Po Lille 2008, pour l’entrée en Master. J’ai également commenté ma copie dans l’article consacré aux meilleures copie aux concours des IEP que vous pouvez lire via ce lien. Je pense que la lecture du corrigé et du commentaire sur ma copie peut être un très bon exercice pour se rendre compte du niveau d’exigence. Il vous permettra aussi de vous rendre compte que faire partie des meilleures copies n’est pas un exercice inatteignable.


« Nous ne croyons pas ce que nous savons » J-P Dupuy.

Introduction

A son valet qui lui demande à quoi il croit, Molière fait répondre à Dom Juan, « je crois que deux et deux font quatre ». Si le but est implicitement de faire comprendre qu’il ne croit pas en Dieu, la sentence pose néanmoins problème. Le plus célèbre des séducteurs sait que « deux et deux font quatre ». Il est convaincu que cette proposition est vraie, et ne la tient pas pour vraie sans raison. C’est en ce sens qu’on peut dire, avec J-P Dupuy dans Pour un catastrophisme éclairé que « nous ne croyons pas ce que nous savons » et que le jeu de mots n’est pas fondé logiquement. 

Cependant, tout savoir repose toujours sur des conventions, des postulats qui sont critiquables ou au moins toujours potentiellement remis en question. La connaissance scientifique peut alors être vue, elle aussi, comme une croyance.

S’il peut sembler logique de dire que « nous ne croyons pas ce que savons », le savoir peut pourtant être bien souvent ramené à une simple croyance. 

Croire et savoir procèdent de deux logiques fondamentalement différentes, dont l’une a tendance à chasser l’autre, bien que les conditions de l’établissement d’un savoir laissent une large part à la croyance. 

Partie 1 : croire et savoir sont deux dynamiques différentes, et même antagonistes

Croire, c’est tenir une chose pour vraie, en être persuadé, alors que savoir, c’est être convaincu par l’expérience scientifique, le raisonnement… qu’une proposition est vraie. Ces deux logiques sont donc fondamentalement différentes, mais elles sont en plus totalement opposées. C’est notamment la thèse que défend Max Weber dans l’éthique protestante et l’esprit du capitalisme. Face au vaste mouvement de rationalisation de nos sociétés occidentales, dont il trouve des illustrations aussi variées que la science (émergence et codification des méthodes et démarches scientifiques), les arts (utilisation des partitions pour la musique, de la perspective pour la peinture…) … correspondrait un « désenchantement du monde », marqué par le recul des croyances. Devant les progrès de la recherche scientifique, du savoir, de l’éducation… convaincre devient en effet plus aisé puisque l’on peut s’appuyer sur des raisonnements et autres expériences et permet ainsi de lutter contre l’obscurantisme des croyances. Cette idée est illustrée par la démarche d’Auguste Comte qui, avec sa théorie des trois âges de l’humanité, pensait pouvoir établir le fonctionnement et l’évolution de toutes les sociétés. On voit donc bien que « nous ne croyons pas ce que nous savons » c’est-à-dire que le fait de savoir anéantit la croyance et ainsi les progrès scientifiques seraient la cause d’un certain recul de la croyance auquel on semble assister. 

Cependant, le savoir peut se heurter à la croyance et n’être pas accepté. On peut alors interpréter la citation  de JP Dupuy comme un regret. Nos sociétés n’adhéreraient pas assez à des savoirs qu’elles savent pourtant être vrais. Il y aurait un certain désintérêt, une défiance vis-à-vis du savoir. Le savoir, notamment théorique ne permettrait par exemple pas de comprendre. En fait, il semble que le savoir doit, pour être accepté, être en phase avec les croyances de nos sociétés. Pierre Bourdieu a ainsi montré dans Homo Academicus, que la recherche scientifique et universitaire était en partie orientée, par un ensemble de normes et de valeurs propres au champ universitaire. L’émergence d’un savoir scientifique, a priori rationnel et universel, peut donc être partiellement conditionné par les croyances et, dans une perspective plus large par la culture. On peut alors facilement comprendre les résistances à certains savoirs, et par exemple le fait que Galilée ait été taxé d’hérésie. Cette insuffisante croyance en ce que nous savons et qui a été démontré scientifiquement (qu’on pourrait par exemple expliquer par une déconnection des sphères de la recherche et celle de la transmission ou du monde réel, dont le symbole serait la phrase d’un économiste qui disait en substance que si la réalité ne correspond pas aux modèles économiques, alors il faut changer la réalité et non pas les modèles économiques) peut alors être préjudiciable au progrès. 

Cette citation de J P Dupuy peut donc être appréciée de différentes façons. Elle illustre que croire et savoir procèdent de deux logiques différentes et opposées mais elle peut aussi être comprise comme un regret que nous ne croyions pas assez en ce que nous savons, ce qui pourrait avoir des conséquences négatives. 

Partie 2 : Le savoir repose pourtant toujours sur des croyances, et gagnerait même à se présenter comme une croyance

Il convient pourtant de nuancer cette position en montrant que le savoir est toujours une croyance. Les fondements du savoir sont en effet toujours des construits et même s’il peut sembler excessif de dire que le savoir est une croyance, le savoir gagnerait toujours peu ou prou à se considérer comme une croyance. 

Ernest Renan écrivait que « la science est une religion », illustrant ainsi que tout savoir n’est pas un pur savoir et qu’il est toujours entaché de logiques qui peuvent le rapprocher de la croyance. Si on reprend la définition du verbe savoir que l’on a évoqué précédemment, savoir, c’est être convaincu qu’une chose est vraie (c’est-à-dire que cette chose ne se contredit pas logiquement et qu’elle est en adéquation avec le réel). Ceci suppose donc une démarche scientifique fondée sur un raisonnement, une expérience… bref cela suppose une certaine rationalité. Cette dernière a pourtant été largement remise en cause. Max Weber montre ainsi qu’il n’existe pas de rationalité « pure », mais que la rationalité s’inscrit toujours dans un système de valeurs qui encadre comportements et raisonnements, même si celui-ci n’est pas perçu consciemment. De même, l’économie, notamment avec H. Simon (qui parle de rationalité « limitée ») a pu montrer qu’il est impossible d’adopter un comportement rationnel car l’information disponible pour un agent n’est pas suffisante, ou même que la rationalité peut conduire à des situations irrationnelles (Keynes met ainsi en évidence les comportements moutonniers des agents qui, sur les marchés financiers, peut provoquer des crises). Au-delà de la seule rationalité, c’est tout savoir qui est potentiellement remis en cause. La prétention universelle de tout savoir est sujette à une limite importante : un savoir n’est jamais universel (c’est par exemple ce que K Marx reprochait aux « économistes bourgeois », de faire passer pour naturelles des lois qui n’existent que dans le cadre de la société capitaliste, qui, elle, est dépassable), il est toujours inscrit dans un paradigme scientifique donné (c’est ce que T. Khun a notamment montré). Michel Foucault a, avec son concept d’ « épistémè », aussi montré que le savoir s’inscrit toujours dans une certaine logique de la connaissance et dans un cadre de pensée propre à une époque et qui évolue. Ainsi, savoir c’est toujours croire, puisque les fondements du savoir et de la connaissance ne sont pas naturels, donnés mais construits et en constante évolution. Etre convaincu qu’une chose est vraie suppose toujours de croire que les bases sur lesquelles se fonde la démonstration sont vraies. 

Ce n’est pas tant le savoir qui est une croyance mais plus ses bases scientifiques. Pour autant, le savoir gagnerait peut être à se considérer comme une croyance et ainsi on pourrait expliquer pourquoi on peut interpréter la citation de J P Dupuy comme un regret. En effet, considérer que savoir c’est croire, c’est avoir conscience que le savoir repose sur des bases contestables et donc être conscient de ses propres limites à connaitre une réalité multiple et changeante. Un savoir qui ne prendrait pas en compte le fait qu’il est en partie une croyance risquerait alors de devenir dogmatique, c’est-à-dire de considérer qu’il faut l’appliquer aux autres etc. B. Pascal avait déjà souligné ce danger en énonçant qu’il fallait « suivre ceux qui cherchent la vérité et fuir ceux qui l’ont trouvé ». « Nous ne croyons pas ce que nous savons » dit J P Dupuy, et c’est peut être regrettable en tant que s’il est impossible de démontrer qu’une croyance est fausse (la philosophie a par exemple échoué dans la recherche des preuves de l’existence de Dieu) on ne peut pas pour autant prouver qu’elle est vraie. Pour éviter l’obscurantisme souvent dénoncé des croyances, le savoir est la meilleure arme, mais celle-ci est à double tranchant et peut aussi succomber à la prétention globalisante si elle oublie que le savoir est aussi une croyance. C’est pour cela K. Popper, dans les logiques de la découverte scientifique préconisait comme critère de vérité, le fait qu’un modèle se laisse évaluer et ne soit pas encore contredit. 

Conclusion

Nous ne croyons donc pas ce que nous savons puisque croire et savoir procèdent de deux logiques différentes et opposées. L’une d’elle tend à faire reculer l’autre, mais doit être en concordance avec l’autre. C’est pourquoi on peut interpréter la citation de J P Dupuy comme un regret. Regret que nous n’adhérions pas plus au savoir, source d’un monde meilleur, mais aussi que le savoir ne se considère pas assez comme une croyance, ce qui serait une barrière efficace à la fois au dogmatisme de la croyance et à la prétention universelle du savoir. 

Concours commun 2027 du réseau Sciences Po : le guide complet

Concours commun 2027 du réseau Sciences Po : le guide complet

Vous rêvez d’intégrer un Institut d’Études Politiques (IEP) ? Le concours commun des IEP, organisé par le réseau Sciences Po, est la principale porte d’entrée pour accéder à ces écoles. Prévu le samedi 24 avril 2027, ce concours exigeant nécessite une préparation rigoureuse, dès la rentrée de septembre 2026. Que ce soit la dissertation de question contemporaine ou l’épreuve d’histoire, en passant par la langue vivante (l’anglais étant régulièrement choisi), chaque épreuve présente des spécificités et des exigences propres. Retrouvez ici toutes les informations concernant les modalités d’admission, les thèmes dévoilés et des conseils pour maximiser vos chances d’intégration à une école du concours commun des IEP.

MAJ du 17 juillet 2026 : Les thèmes 2027 sont « La Paix » et « Le Vivant » et le concours se tiendra le samedi 24 avril 2027

Qu’est-ce que le réseau Sc Po ?

Le réseau Sciences Po se compose de 7 Instituts d’Études Politiques (IEP) : Aix-en-Provence, Lille, Lyon, Rennes, Saint-Germain-en-Laye, Strasbourg et Toulouse. Ces écoles du réseau collaborent pour organiser le concours commun des IEP, qui permet de postuler simultanément à tous ces instituts.

  • 1220 places sont proposées cette année pour accueillir les nouveaux étudiants, soit 70 places de plus que l’année dernière
  • Le concours est composé de trois épreuves : Questions contemporaines, Histoire, et Langue vivante.
  • Les thèmes des épreuves sont annoncés au préalable, pour permettre aux candidats de se préparer.
  • La sélectivité est d’environ 12% : environ 10 000 candidats pour 1 220 places.

Les candidats peuvent s’inscrire au concours s’ils sont en élève de terminale ou en première année post-Bac (1ère année de CPGE, Droit, première année de licence d’histoire, etc). Chaque candidat peut donc passer le concours 2 fois au maximum. 

Pour réussir ce concours, une préparation rigoureuse est nécessaire. De nombreuses ressources, telles que des guides de préparation, sont disponibles pour aider les candidats.

Quelles sont les différences entre les 7 Sciences Po du réseau ?

Chaque IEP du réseau Sciences Po a des spécificités propres. Cependant, ils partagent tous un objectif commun : former des étudiants capables de comprendre et d’agir sur le monde qui les entoure. Les cursus proposés sont pluridisciplinaires, combinant des enseignements en sciences sociales, humanités, droit, économie et relations internationales. Voici quelques éléments sur chacun d’entre eux :

  • Sciences Po Aix-en-Provence : Fondé en 1956, l’IEP d’Aix-en-Provence est reconnu pour son expertise en droit et relations internationales.
  • Sciences Po Lille : Créé en 1991, cet IEP offre une spécialisation en affaires européennes.
  • Sciences Po Lyon : Cet IEP, fondé en 1948, est connu pour ses recherches en sciences politiques.
  • Sciences Po Rennes : Créé en 1991, cet institut est réputé pour sa filière franco-britannique.
  • Sciences Po Saint-Germain-en-Laye : Le plus jeune des IEP, fondé en 2014, offre une formation généraliste en sciences sociales.
  • Sciences Po Strasbourg : Fondé en 1945, c’est le plus ancien IEP de province avec une forte spécialisation en droit européen.
  • Sciences Po Toulouse : Créé en 1948, cet IEP est reconnu pour son expertise en développement international.

Ces IEP proposent également diverses opportunités extra-académiques, notamment grâce à un tissu associatif dynamique.

⚠️ Attention : Sciences Po Paris, Sciences Po Bordeaux, Sciences Po Grenoble et l’IEP de Fontainebleau ont leurs propres concours et ne font pas partie du réseau commun.

Comment fonctionnent les écoles Sciences Po ?

Le fonctionnement de Sciences Po est structuré autour de deux étapes majeures : l’admission et la formation des étudiants. 

L’admission se fait principalement via le concours commun des IEP, qui est très sélectif (environ 10% de sélectivité). Les candidats doivent se préparer à une épreuve de dissertation de questions contemporaines, transversale, en plus des autres épreuves spécifiques (histoire et langue vivante).

Une fois admis, les étudiants suivent un cursus général en 5 ans qui offre une formation pluridisciplinaire. Ce cursus est complété par des stages, des échanges internationaux et des activités associatives.

De plus, chaque IEP propose des masters spécialisés en fonction de ses domaines d’expertise.

Enfin, Sciences Po met en œuvre des programmes de démocratisation pour favoriser la diversité de ses étudiants.

L’importance des IEP en France

Les écoles Sciences Po / IEP occupent une position centrale dans le paysage de l’enseignement supérieur en France. Formant des professionnels de haut niveau, Sciences Po est reconnue pour son excellence académique et sa sélectivité. En plus de former des cadres pour la fonction publique française, elle concurrence désormais les écoles de commerce dans le secteur privé.

Son importance dépasse les frontières nationales, avec près de la moitié des étudiants venant de l’international. Ces étudiants internationaux proviennent des meilleurs établissements à l’étranger, enrichissant le milieu multiculturel de Sciences Po.

Les IEP sont reconnus pour leur capacité à former des leaders dans divers domaines tels que la politique, le droit, l’économie et les relations internationales. En effet, nombre de leurs diplômés occupent des postes clés dans les administrations publiques, les institutions européennes et internationales, ainsi que dans le secteur privé. Ces écoles favorisent une approche pluridisciplinaire et une immersion internationale, ce qui permet aux étudiants d’acquérir une vision globale des problèmes contemporains. 

Pour finir, les cursus des IEP proposent une dimension sportive et culturelle qui participe à la formation globale des étudiants. Les Jeux Inter-IEP (JIIEP), par exemple, sont une compétition sportive où s’affrontent des représentations des différents IEP de France, contribuant ainsi à créer un esprit de camaraderie et de compétition amicale.

Comment se préparer au concours des IEP ?

L’importance d’une bonne préparation

Les IEP sont connus pour leur sélectivité, attirant ainsi des étudiants brillants et motivés. Ce niveau élevé de compétitivité renforce la qualité de la formation offerte et le prestige des diplômes délivrés.

Préparer le concours commun des IEP requiert un investissement conséquent en temps et en énergie. La sélectivité de ce concours justifie une approche méthodique et rigoureuse.

Une bonne préparation passe par une maitrise des attentes des épreuves. Par exemple, l’épreuve de dissertation de questions contemporaines requiert une capacité à mobiliser des connaissances dans diverses matières (histoire, géographie, philosophie, économie, sociologie, droit, sciences politiques…).

S’organiser convenablement est également crucial. De nombreux candidats sont des élèves de terminale qui doivent aussi préparer leur baccalauréat. Il est donc conseillé d’établir un planning de travail cohérent et réaliste.

Conseils pour bien se préparer

Pour une préparation optimale, il est essentiel d’adopter les bonnes stratégies :

  1. Comprendre les épreuves : Chaque épreuve du concours a ses spécificités. Il est donc primordial de bien comprendre les attentes et les critères d’évaluation de chacune d’elles.
  2. Maitriser les concepts : Les concepts tels que les relations entre les puissances, le niveau attendu, le choix des spécialités, sont des éléments centraux à maitriser pour réussir les épreuves.
  3. Se tenir informé des actualités : Les questions contemporaines requièrent une bonne connaissance de l’actualité. Il est donc recommandé de lire régulièrement la presse et de suivre les débats d’actualité.
  4. S’entraîner régulièrement : Il est recommandé de faire des exercices d’entraînement réguliers pour se familiariser avec les épreuves et développer ses compétences.
  5. Prendre soin de soi : Une bonne préparation passe aussi par un bon équilibre de vie. Il est important de bien dormir, de se nourrir correctement et de prendre du temps pour se détendre.
  6. Commencer dès maintenant : Le concours a lieu fin avril — vous disposez donc de 7 à 8 mois de préparation à partir de la rentrée. C’est à la fois suffisant et exigeant. La régularité du travail prime sur l’intensité : 1h à 2h par jour de septembre à avril est plus efficace que des sessions de révision intensives en dernière minute.

En suivant ces conseils, vous pourrez maximiser vos chances de réussite au concours des IEP.

Enfin, les stages intensifs et les préparations en ligne peuvent être des accélérateurs de progression, pour acquérir plus rapidement des méthodes et effectuer des entrainements efficaces.

Quelle est la meilleure prépa au concours Sciences Po / IEP ?

Pour choisir la meilleure prépa au concours Sciences Po / IEP, il est essentiel de prendre en compte plusieurs éléments :

  • Le taux de réussite : les meilleurs classes préparatoires présentent par exemple un taux d’admission de 50% pour le concours commun.
  • L’accompagnement personnalisé : certaines prépas offrent un suivi régulier pour chaque étudiant avec des classes à petits effectifs.
  • Les méthodes d’enseignement : il existe des prépas en présentiel ou à distance, avec des formules annuelles ou des stages intensifs.
  • Les lieux de préparation : plusieurs structures offrent des préparations au concours commun des IEP, que ce soit en présentiel ou en ligne. Ces formations, qui peuvent être localisées à Paris, Lyon ou dans d’autres villes, proposent des programmes adaptés aux exigences de chaque épreuve. Ils garantissent une réussite ou un remboursement en cas d’échecs.

N’oubliez pas que le choix de la prépa doit également correspondre à vos besoins et à votre profil. Il est donc recommandé de prendre le temps de bien vous renseigner et de comparer les différentes offres.

Comment s’inscrire au concours commun des IEP ?

L’inscription au concours commun des IEP se fait exclusivement en ligne via la plateforme nationale de préinscription Parcoursup. Pour la session 2027, les inscriptions sont ouvertes de janvier à mars 2027 (dates précises à venir). La date de confirmation des voeux sur Parcoursup sera début avril 2027. 

ÉtapePériode habituelle
Ouverture de ParcoursupMi-décembre 2026
Inscription et dépôt du dossierJanvier → mi-mars 2027
Confirmation des vœuxAvant le 1er avril 2027
Envoi des convocationsMi-avril 2027
Épreuves écritesSamedi 24 avril 2027
Résultats sur ParcoursupDébut juin 2027

Pour s’inscrire, vous devrez formuler le vœu « Réseau ScPo – concours commun ». Assurez-vous de bien respecter les délais indiqués par Parcoursup pour ne pas manquer cette opportunité.

Notez que l’inscription au concours commun est indépendante des vœux que vous exprimez pour d’autres formations sur Parcoursup. Il vous faudra également prévoir des frais d’inscription de 210 € (40 € pour les boursiers).

Au moment de votre inscription, vous aurez également à faire des vœux concernant l’IEP que vous souhaiteriez intégrer. Ces vœux seront pris en compte en fonction de votre classement au concours et des places disponibles dans chaque IEP.

Quelle est la date du concours commun des IEP 2027 ?

Le concours commun des IEP 2027 est prévu le samedi 24 avril 2027. Il se déroulera principalement dans les sept villes du Réseau ScPo, à savoir : Aix-en-Provence, Lille, Lyon, Rennes, Saint-Germain-en-Laye, Strasbourg et Toulouse. En outre, plusieurs centres délocalisés accueilleront également les candidats. 

Comment se passe le concours commun des IEP ?

Le concours commun des IEP se déroule généralement en deux phases : l’inscription et les épreuves écrites. Les candidats s’inscrivent en ligne sur Parcoursup durant la période définie par les organisateurs du concours (voir ci-dessus). Ensuite, les épreuves écrites ont lieu sur une journée précise, qui varie chaque année mais qui est toujours fin avril, sur un samedi. 

Les épreuves du concours commun des IEP

 

ÉpreuveDuréeCoefficientNature
Questions contemporaines3h3Dissertation au choix entre deux sujets liés aux thèmes annoncés
Histoire2h3Analyse de documents sur le programme de Terminale
Langue vivante1h2Compréhension écrite + essai (anglais, allemand, espagnol ou italien)

La dissertation d’histoire au concours commun des IEP

 

La dissertation d’histoire est une épreuve majeure et historique du concours commun des IEP. D’une durée de 2 heures et de coefficient 3, elle consiste en l’analyse de documents de nature différente, en lien avec le programme d’histoire du concours : « Les relations entre les puissances et les modèles politiques des années 1930 à nos jours. Histoire politique, sociale et culturelle de la France depuis les années 1930. ».

Il est fortement recommandé de se préparer en consultant les annales des sujets précédents et en s’entraînant à analyser des documents historiques. Une juste expression et une bonne connaissance du contexte historique sont également essentielles pour réussir cette épreuve.

L’épreuve de questions contemporaines au concours commun des IEP

L’épreuve de questions contemporaines est un exercice de dissertation basé sur deux thèmes donnés par le concours en amont. En effet, le jour du concours, chaque candidat dispose de trois heures pour rédiger sa dissertation sur un sujet au choix entre les deux proposés. Le choix du sujet se fait en fonction des deux thèmes préalablement définis. Les candidats doivent choisir une question liée à l’un des deux thèmes et développer une réflexion argumentée. Cette épreuve dure trois heures et son coefficient est de 3.

Le thème de l’épreuve de question contemporaine en 2027

Pour l’édition 2027 du concours commun des IEP, les thèmes choisis pour l’épreuve de questions contemporaines sont  « le vivant » et « la paix ». Ces thèmes seront au cœur des sujets proposés lors de l’épreuve, offrant aux candidats une grande variété de problématiques à traiter.

Les thèmes sont renouvelés chaque année par le réseau ScPo pour refléter les enjeux contemporains. Les sujets des années précédentes étaient pas exemple, « Le corps », « La peur », « Révolutions » ou encore « Le secret« . Pour se préparer efficacement, il est conseillé de lire régulièrement la presse, de suivre les débats contemporains et de se familiariser avec les sujets des années précédentes.

Le niveau attendu pour cette épreuve nouvelle pour les étudiants étant élevé, il est essentiel de se préparer en amont en explorant ces thèmes sous différents angles. Par exemple : 

  • Politique : Comment l’alimentation et le corps sont-ils des enjeux politiques?
  • Sociologique : Quel rôle jouent-ils dans la structure et l’évolution de nos sociétés?
  • Économique : Comment influencent-ils les dynamiques économiques et les comportements de consommation?

Des bibliographies indicatives sont mises à disposition sur le site du Réseau ScPo en septembre de chaque année scolaire pour aider les candidats à approfondir leur connaissance de ces thèmes.

L’épreuve de langue vivante au concours commun des IEP

L’épreuve de langue vivante, d’une durée d’une heure et dotée d’un coefficient 2, est une occasion de démontrer votre maîtrise d’une langue étrangère. Les candidats ont le choix entre 4 langues : anglais, allemand, espagnol et italien. Elle se divise en deux parties : 

  • Des questions de compréhension, qui évaluent votre capacité à comprendre des textes écrits dans la langue choisie.
  • Un essai, qui évalue votre aptitude à exprimer vos idées de manière claire et structurée dans la langue choisie.

Pour réussir cette épreuve, il est recommandé de pratiquer régulièrement la langue choisie, à l’écrit comme à l’oral, et de se familiariser avec les spécificités culturelles des pays où elle est parlée. Il est également utile de consulter les annales des sujets précédents pour s’entraîner.

Résultats du concours commun des IEP : ce qu’il faut savoir

Les résultats du concours commun des IEP sont communiqués en ligne, généralement quelques semaines après les épreuves écrites. Bien qu’il y ait environ 1220 places disponibles chaque année, seuls les premiers classés ont l’opportunité de choisir l’IEP qu’ils souhaitent intégrer. Par exemple, en 2020, le dernier admis à Sciences Po Lyon était classé au rang 1579.

Il est à noter que les candidats non admis en première instance peuvent être admis ultérieurement, en fonction des désistements des candidats initialement reçus. Ainsi, le classement final peut évoluer jusqu’à la rentrée scolaire.

Quelle moyenne faut-il pour réussir le concours IEP et quel niveau est-il nécessaire pour entrer en IEP ?

Pour réussir le concours IEP, une bonne moyenne générale est nécessaire et le niveau attendu est élevé, bien supérieur à celui du lycée. Chaque année, il faut obtenir une moyenne autour de 11,5 / 20 aux épreuves pour obtenir une proposition d’admission, même si bien entendu cela peut évoluer légèrement selon les années.

Frais d’inscription et coût des études à Sciences Po

Prix de l’inscription au concours commun des IEP

L’inscription au concours commun des IEP a un coût, qui peut varier en fonction de la situation financière de chaque candidat. Le tarif normal s’élève à 210 euros. Cependant, une réduction est appliquée pour les étudiants boursiers, qui ne paient que 40 euros.

Il est à noter que le coût de l’inscription au concours n’est pas le même pour les autres IEP, qui ne sont pas dans le concours commun. Par exemple, l’inscription au concours de Sciences Po Paris est de 100 euros, tandis que pour Bordeaux, elle s’élève à 120 euros et à Grenoble à 110 euros. Les étudiants boursiers sont exonérés de ces frais.

Ces frais d’inscription sont nécessaires pour couvrir les coûts liés à l’organisation du concours, tels que la correction des copies et la gestion administrative. Ils sont à prévoir en plus des frais de scolarité pour ceux qui sont admis.

Frais de scolarité aux IEP du concours commun

Les frais de scolarité varient en fonction des IEP. Ils peuvent aller de 0 à 14 210 € par année universitaire, avec des tarifs spécifiques pour les boursiers. Par exemple, Sciences Po Lille propose des frais de scolarité allant de 0 à 4 000 €, tandis que Sciences Po Lyon propose des tarifs allant de 0 à 1 650 €. À noter que certains IEP, comme Sciences Po Aix-en-Provence, peuvent offrir une scolarité gratuite pour certains étudiants. Ces frais sont à prévoir en plus des frais d’inscription au concours.

Double diplôme Sciences Po (Dual BA) : la voie méconnue vers Columbia, Berkeley et UCL

Double diplôme Sciences Po (Dual BA) : la voie méconnue vers Columbia, Berkeley et UCL

Guide Admissions

Par Meridian Education · Juin 2026

La majorité des candidats qui préparent le concours Sciences Po ne connaissent pas les doubles diplômes de bachelor — ou les connaissent de nom, sans en mesurer l’intérêt stratégique. C’est précisément là que réside l’avantage : un taux d’admission historiquement bien supérieur à la candidature directe, deux diplômes obtenus en quatre ans, et un coût global divisé par deux. Ce guide fait le point sur ce qu’est le Dual BA Sciences Po, pour qui il est fait, et pourquoi il mérite d’être au centre de votre stratégie d’admission.

L’essentiel à retenir
  • Le Dual BA Sciences Po est un programme de quatre ans partagé entre Sciences Po (années 1 et 2, en France) et une université partenaire mondiale (années 3 et 4) : Columbia, Berkeley, UCL, Keio, HKU, NUS, Sydney, UBC, Freie Universität Berlin ou LUISS.
  • À la clé : deux diplômes de bachelor — un de Sciences Po, un de l’université d’accueil — en un seul cursus.
  • Le Dual BA Sciences Po – Columbia affiche historiquement un taux d’admission d’environ 19 %, contre moins de 5 % en candidature directe à Columbia.
  • Les deux premières années étant facturées au tarif Sciences Po (et non Columbia), le coût total est environ deux fois moindre qu’un parcours Columbia classique, pour un diplôme identique.
  • La sélection valorise un profil transcontinental authentique — mobilité assumée, sciences sociales, ambition internationale — et non le meilleur dossier au sens classique du terme.

Qu’est-ce qu’un Dual BA Sciences Po ?

Sciences Po, université de référence française pour les sciences sociales, a construit des partenariats de bachelor avec un réseau d’universités mondiales. Le principe est simple : les deux premières années se déroulent sur l’un des campus régionaux de Sciences Po — Reims, Menton, Le Havre, Poitiers, Dijon, Nancy ou Paris, chacun orienté vers une région du monde — dans un cursus interdisciplinaire commun (droit, économie, science politique, histoire, sociologie). Puis l’étudiant rejoint l’université partenaire pour les deux années suivantes, où il complète un Bachelor dans la majeure de son choix. À l’issue des quatre ans, il obtient deux diplômes distincts : un Bachelor de Sciences Po et un Bachelor de l’université d’accueil.

Le format est conçu pour des étudiants qui pensent leur cursus à l’échelle internationale dès le départ — pas comme un plan B, mais comme un projet délibéré.

Les universités partenaires : quatre continents, un seul cursus

Une candidature Dual BA peut cibler plusieurs des universités les plus sélectives au monde dans un même cycle d’admission. Le réseau de partenaires actuel comprend :

  • Columbia University (New York, États-Unis) — le programme transatlantique de référence, le plus connu et le plus compétitif du réseau
  • UC Berkeley (Californie, États-Unis) · University of British Columbia (Vancouver, Canada)
  • UCL — University College London (Royaume-Uni)
  • Keio University (Tokyo, Japon) · University of Hong Kong (HKU) · National University of Singapore (NUS)
  • University of Sydney (Australie)
  • Freie Universität Berlin (Allemagne) · LUISS Guido Carli (Rome, Italie)

Chaque programme a ses propres critères d’admission, ses propres campus et son propre profil de cohorte. Mais tous partagent la même mécanique : Sciences Po d’abord, une université de rang mondial ensuite, et deux diplômes au bout.

Et les doubles diplômes avec des universités françaises ?

Sciences Po propose aussi des doubles diplômes au niveau bachelor avec des universités françaises — la Sorbonne Université en est l’exemple le plus emblématique. Ces cursus permettent de suivre simultanément deux formations universitaires exigeantes et d’obtenir deux diplômes de bachelor, l’un de Sciences Po, l’autre de l’université partenaire. La sélection et la gestion des deux cursus en parallèle requièrent une préparation spécifique, distincte du concours Sciences Po classique. Meridian accompagne également les candidats à ces doubles diplômes franco-français au niveau bachelor, avec le même principe : comprendre ce que chaque institution attend, et construire un dossier qui répond aux deux.

Le principal avantage : un taux d’admission nettement supérieur à la voie directe

C’est le point que la majorité des familles et des candidats ne connaissent pas. Le Dual BA Sciences Po – Columbia affiche historiquement un taux d’admission d’environ 19 % — contre un taux d’acceptation directe à Columbia qui se situe depuis plusieurs années sous les 5 %. Vous postulez au même diplôme de bachelor Columbia, mais par une porte sensiblement plus large pour le profil adapté.

La raison n’est pas un abaissement des exigences. Les étudiants admis présentent des dossiers académiques solides et une réelle légitimité internationale. La différence tient à la nature de la sélection : les comités d’admission des deux institutions recrutent conjointement une cohorte délibérément petite, choisie pour son profil transcontinental, son adaptabilité et sa capacité à naviguer entre deux systèmes académiques. Si votre profil correspond à cet idéal, vous n’êtes plus en concurrence avec des dizaines de milliers de candidats — vous êtes un fort match pour une promotion construite spécifiquement autour de ce type de profil.

~19 % Taux d’admission historique — Dual BA Sciences Po – Columbia
<5 % Taux d’admission en candidature directe à Columbia (toutes origines)
×2 Diplômes de bachelor obtenus à l’issue du cursus de quatre ans
2 + 2 Années à Sciences Po en France, puis années à l’université partenaire

Les chiffres d’admission sont issus de données publiquement rapportées et varient selon les années, à mesure que le programme gagne en visibilité. À considérer comme des ordres de grandeur, non comme des garanties.

Le coût : même diplôme Columbia, environ deux fois moins cher

La logique financière du Dual BA est directe : vous êtes facturé au tarif de l’institution dans laquelle vous étudiez. Les deux premières années se passent à Sciences Po — pas à Columbia. Or les frais d’inscription à Sciences Po pour un étudiant hors Union européenne sont plafonnés à environ 14 210 € par an. Pour les ressortissants de l’UE, le barème est progressif, de 0 à 14 210 € selon les revenus du foyer fiscal. À titre de comparaison, le tarif annuel de Columbia est sans commune mesure.

Le résultat : les deux premières années du Dual BA coûtent une fraction d’un parcours Columbia direct, pour un diplôme final identique. Ajoutez les bourses spécifiques au programme — Émile Boutmy, Henri de Castries — et le coût de la vie inférieur dans les campus régionaux de Sciences Po, et l’économie totale sur quatre ans est substantielle.

Comparaison illustrative des frais de scolarité sur quatre ans. Chiffres indicatifs, hors aides, hors frais de vie. Vérifier les tarifs actuels auprès de chaque institution avant de candidater.
Parcours Années 1–2 Années 3–4 Effet net
Dual BA Sciences Po → Columbia Tarif Sciences Po (~0–14 210 €/an selon barème) Tarif Columbia GS Environ deux fois moins cher qu’un parcours Columbia direct sur quatre ans
Quatre ans en candidature directe à Columbia Tarif Columbia plein Tarif Columbia plein Coût plein sur l’intégralité du cursus

Même diplôme Columbia à l’arrivée. Environ moitié moins cher sur le total. C’est souvent l’argument qui fait basculer les familles hésitantes.

Pour quel profil ?

Le Dual BA ne cherche pas à recruter tout le monde — et c’est précisément pourquoi il est accessible aux profils qui lui correspondent. Les étudiants qui réussissent dans ces programmes, et que les comités d’admission recherchent activement, partagent un ensemble de traits reconnaissables :

  • Profil véritablement international — déjà nourri de plusieurs cultures, pays ou langues, pas uniquement sur le papier.
  • Adaptabilité assumée — à l’aise avec l’idée de changer de continent, de langue d’enseignement et de système académique en milieu de parcours, sans que cela soit vécu comme une contrainte.
  • Ancrage dans les sciences sociales — attirés par le droit, l’économie, les relations internationales, la science politique ou la diplomatie comme fondation intellectuelle.
  • Pensée stratégique sur les études — le type de candidat qui cherche la voie non évidente plutôt que le nom d’une seule grande école.

Pour ce profil, le Dual BA n’est pas un plan B vers l’Ivy League. C’est, pour un candidat véritablement transcontinental, la voie la plus intelligente : meilleures probabilités d’admission, coût divisé par deux, deux diplômes, et un profil que le cursus classique ne peut pas produire.

La candidature : ce qui fait réellement la différence

Un profil adapté est nécessaire — mais pas suffisant. La candidature Dual BA est exigeante sur un format qui n’a rien à voir avec une candidature classique : revue conjointe par deux institutions, entretien conduit simultanément par des officiers d’admission de Sciences Po et de l’université partenaire, et un essay qui doit convaincre deux cultures académiques différentes en même temps. Les candidats qui comprennent comment chaque côté lit un dossier — et qui savent défendre leur profil international à l’oral dans ce format bi-panels — surpassent régulièrement des candidats au dossier équivalent qui arrivent sans préparation spécifique.

C’est l’écart que la préparation ciblée est conçue à combler. Des ressources comme celles proposées par Meridian Education — une plateforme fondée par des étudiants actuellement en Dual BA (Columbia, Berkeley, UCL, Keio…) — permettent de travailler les essays pour les deux côtés de l’Atlantique, de se préparer à l’entretien bi-panels et d’être suivi par des profils ayant réellement vécu ces programmes. Pour les candidats visant l’un des Dual BA du réseau Sciences Po, un accompagnement spécifique à ces programmes fait souvent la différence entre un dossier solide et une admission.

🎯 Accompagnement Dual BA — Meridian Education

Essays bilingues, préparation entretien bi-panels et suivi personnalisé par des étudiants actuellement en Dual BA.

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Vous visez un double diplôme Sciences Po ?

La préparation aux Dual BA est un exercice à part : essays bilingues, entretien face à deux jurys d’admission, culture académique simultanément française et internationale. Meridian Education propose des ressources et un accompagnement conçus spécifiquement pour ces candidatures — par des étudiants qui y sont passés.

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Code partenaire ConcoursIEP : IEP10 (−10 % sur l’accompagnement)

Cet article est un guide informatif indépendant. Les structures de programme, les frais de scolarité, les taux d’admission et les conditions de bourses évoluent chaque année ; toujours vérifier les informations actuelles directement auprès de Sciences Po et de l’université partenaire concernée avant de candidater.

Quelle moyenne au bac pour Sciences Po ? Les seuils réels

Quelle moyenne au bac pour Sciences Po ? Les seuils réels

L’essentiel à retenir : bien qu’aucun seuil officiel n’existe, l’admission en IEP exige une excellence académique marquée par une moyenne de 17,2/20 en 2025. Ce standard, atteignant 17,9/20 à Paris, souligne l’importance du dossier. Toutefois, la sélection globale valorise votre profil humain et votre motivation, permettant à des candidats à 15/20 de briller grâce à un oral d’exception.

En 2025, la moyenne générale des étudiants admis au sein des Instituts d’Études Politiques s’élève à 17,2/20, illustrant une exigence académique particulièrement élevée. À Sciences Po Paris, ce seuil grimpe même à 17,9/20, où la quasi-totalité des lauréats affiche une mention Très Bien.

Pourtant, de nombreux candidats redoutent qu’un dossier légèrement en dessous de ces sommets ne soit immédiatement écarté par les algorithmes de sélection. Je vous propose de lever le voile sur le poids réel de votre moyenne au bac dans votre admission à sciences po et d’analyser comment les autres critères du dossier peuvent compenser vos résultats scolaires.

  1. La moyenne au bac pour Sciences Po : décryptage des seuils réels
  2. Pourquoi les moyennes varient-elles entre Paris et les IEP de province ?
  3. Quels critères pèsent autant que vos notes dans la décision finale ?
  4. Comment optimiser votre dossier académique dès la classe de Première ?
  5. Est-il possible d’être admis avec une moyenne inférieure à 15/20 ?

La moyenne au bac pour Sciences Po : décryptage des seuils réels

L’admission à Sciences Po ne repose sur aucune note éliminatoire officielle, mais la réalité statistique montre un seuil officieux autour de 17/20. Le dossier académique, pondéré selon le lycée, compte pour 50% de la note finale avant l’oral, rendant le contrôle continu déterminant pour franchir la première étape de sélection. En effet, le volume très important de candidats pousse les standards à un niveau très élévé, et vous avez interet à mettre toutes les chances de votre côté avec la meilleure moyenne possible. 

En revanche, aucune moyenne n’est éliminatoire et la sélection s’avère bien plus subtile qu’un simple algorithme comptable. 

Existe-t-il une note éliminatoire officielle sur Parcoursup ?

Aucun règlement n’impose de moyenne minimale. Parcoursup ne rejette personne sur un chiffre brut inférieur à 15/20. Votre candidature reste techniquement recevable quel que soit votre score initial.

Le jury pondère vos résultats selon votre établissement. Une moyenne de 14 dans un lycée d’élite peut valoir un 16 ailleurs. Cette analyse contextualise votre performance académique réelle. Ne vous voilez pas la face, malgré cette pondération, le volume de dossiers d’exception reste très important 

Les notes constituent un pilier, mais ne sont jamais l’unique critère de sélection.

La réalité statistique des mentions Très Bien chez les admis

En 2025, la quasi-totalité des admis affiche une mention Très Bien. Les moyennes oscillent généralement entre 17 et 19/20 pour les profils retenus.

Les félicitations du jury deviennent le standard. Ce groupe représente une part majeure des effectifs admis. Les doubles diplômes, très prisés, exigent souvent des notes encore plus stratosphériques, notamment dans la matière de langue du double diplôme choisi. 

Consultez les archives des concours pour analyser ces tendances. Elles confirment l’exigence académique croissante du cursus.

Pourquoi les moyennes varient-elles entre Paris et les IEP de province ?

Si les chiffres nationaux impressionnent, une analyse géographique révèle des disparités notables entre le campus de la rue Saint-Guillaume et les instituts d’études politiques en région.

Le cas spécifique de Sciences Po Paris et ses sommets académiques

Vous devez viser l’excellence absolue pour Paris. La moyenne d’admission frôle les 18/20. La concurrence y est la plus féroce du réseau. Chaque décimale compte réellement.

Les doubles diplômes avec la Sorbonne exigent davantage. Les parcours en géosciences ou philosophie demandent une polyvalence rare. Les candidats doivent impérativement briller dans toutes les disciplines suivies.

Consultez régulièrement l’actualité de Sciences Po Paris. Ces informations sont précieuses pour votre dossier.

Le prestige parisien attire mécaniquement les dossiers solides. Cela justifie cette concentration exceptionnelle de profils.

Le classement de la sélectivité des IEP en région

Les Instituts d’Etudes Politiques de province, et notamment les plus sélectifs d’entre eux (Lille, Bordeaux ou Lyon notamment) retiennent des candidats dont les moyennes au bac sont les plus élevées, dépassant souvent 16/20. Le niveau académique monte chaque année de façon constante et régulière. En revanche, dans la mesure où la sélection se fait par concours, vous pouvez tout à fait décrocher un IEP du réseau sc po avec une moyenne au bac inférieure. 

Les attendus dans les épreuves des concours des IEP étant plus élevés que ceux du bac, je pense néanmoins qu’il vous sera difficile de décrocher une place si vous n’avez pas une moyenne générale au lycée supérieur à 13/20. Un IEP peut afficher une moyenne d’admission plus basse mais rester difficile à décrocher. Tout dépend du volume de places disponibles.

Préparez dès maintenant le concours commun 2026. C’est la voie royale pour intégrer ces établissements.

Certains candidats privilégient la proximité géographique des IEP auxquels ils candidatent. Ce choix influence les moyennes des candidats retenus. L’IEP de Lille, qui se détache depuis quelques années par sa sélectivité, a ainsi des étudiants ayant eu une moyenne au concours commun, mais aussi au bac, plus élevée que les autres IEP. 

Quels critères pèsent autant que vos notes dans la décision finale ?

Pourtant, se focaliser uniquement sur le bulletin scolaire serait une erreur stratégique, car le processus de sélection valorise l’humain derrière les chiffres.

L’impact déterminant des écrits de motivation et du projet personnel pour Sciences Po Paris

Le projet de formation motivé fait l’objet d’une lecture attentive par les examinateurs. Vous devez y démontrer une connaissance précise de l’école. Vos réponses doivent également refléter vos valeurs personnelles, et être  très attentivement préparées. Je vous avais partagé un article à ce sujet, accessible ici. 

Une plume authentique peut véritablement transformer votre candidature. Un profil avec 15 peut devancer un dossier à 18 si le texte est percutant. Le jury privilégie une personnalité singulière plutôt qu’un robot académique. Pour relire régulièrement des lettres de candidatures, je vous assure que les lettres pertinentes et bien écrites sortent directement du lot. 

Il est donc utile de consulter les ressources sur la méthodologie des concours. Ces écrits servent souvent de base aux questions de l’oral. Soignez également votre syntaxe pour convaincre les lecteurs du jury. 

La préparation de l’oral et le défi du commentaire d’image

Le commentaire d’image constitue l’épreuve reine de votre entretien d’admission. Vous devez analyser et contextualiser un document iconographique en direct. Votre esprit critique, votre argumentation et votre expression orale seront ici mis à rude épreuve.

Une prestation orale brillante permet parfois de compenser un dossier scolaire un peu juste. C’est le moment idéal pour prouver votre maturité intellectuelle. L’aisance verbale devient alors votre meilleur atout.

Critère d’évaluationPoids relatifObjectif du jury
Dossier académique50%Vérifier la rigueur et la régularité
Écrits de motivation25%Évaluer la cohérence du projet
Épreuve orale20%Tester l’esprit critique et l’aisance
Engagements5%Déceler une capacité d’implication

L’influence des engagements extrascolaires et des certifications

Valorisez vos parcours associatifs ou sportifs lors de votre candidature. Ces expériences concrètes témoignent de votre capacité à vous engager. Elles prouvent que vous gérez efficacement votre temps libre.

  • Certifications linguistiques (IELTS, TOEFL)
  • BAFA
  • Engagement bénévole
  • Compétitions sportives

Les certifications agissent comme un levier de différenciation majeur. Un excellent score en anglais rassure sur votre futur niveau international.

Pour parfaire votre dossier, découvrez les secrets des meilleures copies. La cohérence globale de votre profil reste la clé du succès.

Comment optimiser votre dossier académique dès la classe de Première ?

Pour atteindre ces standards, l’anticipation est votre meilleure alliée, dès le choix de vos enseignements de spécialité au lycée.

Le choix des spécialités et l’analyse du contexte scolaire

Évaluez l’influence des matières choisies. HGGSP ou SES sont des classiques, mais les mathématiques restent très appréciées par les examinateurs. L’important est de maintenir la cohérence de votre profil global.

Expliquez l’ajustement selon le lycée d’origine. Sciences Po connaît parfaitement la réputation des établissements. Ils savent lire une moyenne en fonction de la sélectivité réelle de votre classe actuelle.

Vous devez organiser vos révisions pour Sciences Po afin de bien démarrer son année. Cette préparation structure votre dossier scolaire.

Trouvez l’équilibre entre passion et stratégie. Ne sacrifiez pas vos notes pour des matières trop complexes.

L’importance de la progression et des appréciations des enseignants

Valorisez une courbe de notes ascendante. Passer de 13 à 16 est plus impressionnant que de stagner à 15. Cela démontre une réelle capacité de réaction face aux difficultés rencontrées.

Soignez les appréciations des professeurs. Le jury scrute les remarques sur votre investissement personnel. Un élève moteur en classe marque des points précieux lors de l’examen de la trajectoire individuelle. A l’inverse, un éleve excellent mais au comportement perfectible sera très certainement pénalisé. 

Rassurez sur votre capacité de travail. Les commentaires sur la rigueur sont essentiels pour des études aussi denses. Ils attestent de votre solidité académique pour le futur cursus.

Soyez exemplaire partout. Même les matières secondaires comptent pour l’image globale, mais aussi pour votre moyenne générale. 

Est-il possible d’être admis avec une moyenne inférieure à 15/20 ?

Si les statistiques sont intimidantes, des portes restent ouvertes pour ceux dont le parcours académique n’est pas parfaitement rectiligne.

Les voies d’accès spécifiques et les programmes d’ouverture sociale

Les Conventions Éducation Prioritaire (CEP) constituent un levier majeur. Ce dispositif permet d’intégrer des élèves issus de lycées partenaires. C’est une chance unique pour les profils méritants.

Ces passerelles valorisent l’atypique face aux standards habituels. Le jury cherche ici des potentiels bruts. Le contexte social est pris en compte pour juger la performance.

Vous pouvez consulter les ressources sur la prépa Sciences Po pour comparer les préparations. Ces programmes favorisent une réelle mixité. Ils assurent une insertion professionnelle de premier plan.

Stratégies pour compenser des notes fragiles par une performance d’élite

Misez tout sur la qualité de vos écrits personnels. Votre motivation doit transparaître à chaque ligne. Un engagement associatif ou artistique marqué fera la différence.

Transformez vos faiblesses en atouts de maturité. Expliquez un accident de parcours avec honnêteté. Le jury apprécie la capacité à surmonter les échecs.

Identifiez les leviers de conviction. Votre culture générale peut compenser des lacunes en mathématiques ou en langues.

Ne lâchez rien. Le concours reste une compétition où l’audace paie souvent.

Bien que l’excellence académique, avec une moyenne bac sciences po flirtant souvent avec les 17/20, soit un indicateur clé, votre admission dépendra de votre équilibre global. Perfectionnez vos écrits de motivation et préparez activement l’oral pour transformer votre potentiel en réussite. 

Dernier point en guise de conclusion. Ne vous arrêtez pas si vous n’êtes pas retenus à l’issue de la Terminale. Les accès à bac +1, ou en master consitituent également de bonnes manières d’intégrer un IEP. J’en sais quelque chose, puisqu’après avoir échoué à l’oral de Sciences Po Paris, j’ai intégré l’IEP de Lille en master 🙂 

Concours Sciences Po Paris 2027 : modalités, épreuves et calendrier

Concours Sciences Po Paris 2027 : modalités, épreuves et calendrier


Sciences Po Paris est l’une des grandes écoles les plus prestigieuses de France. Son concours d’entrée en première année est distinct du concours commun des IEP de province et obéit à ses propres règles. Voici tout ce que vous devez savoir pour préparer votre candidature pour la session 2027.


Pour la préparation des double diplômes / dual BA de Sciences Po Paris, je vous invite à consulter cet article.

Sciences Po Paris : un concours à part

Contrairement aux 7 IEP du réseau ScPo (Lyon, Lille, Aix, Rennes, Strasbourg, Saint-Germain-en-Laye, Toulouse) qui partagent un concours commun avec épreuves écrites, Sciences Po Paris recrute ses étudiants en deux phases : un examen de dossier, puis un oral pour les candidats retenus.

⚠️ Pour la session 2027, des évolutions sont possibles, notamment la prise en compte de l’épreuve anticipée de mathématiques au bac et la possible exclusion des notes de contrôle continu. Cet article sera mis à jour dès les annonces officielles de Sciences Po Paris à la rentrée 2026.


Qui peut candidater ?

Le concours est ouvert aux élèves de Terminale préparant le baccalauréat général, technologique ou professionnel, ainsi qu’aux titulaires d’un diplôme étranger équivalent.

⚠️ Point crucial : le concours Sciences Po Paris en 1er cycle est réservé aux élèves de Terminale. Si vous n’êtes pas admis, vous ne pourrez pas retenter le concours l’année suivante à bac+1. C’est une différence majeure avec le concours commun des IEP de province.


Comment s’inscrire ?

L’inscription se fait uniquement via Parcoursup, selon le calendrier ministériel. Entre le 19 janvier et le 12 mars 2026 pour la session 2026, les candidats formulent leur vœu pour le bachelor de Sciences Po Paris en précisant deux sous-vœux parmi les programmes proposés sur les différents campus. Le calendrier 2027 suivra le même schéma et sera publié en décembre 2026.

En 2026, les frais de candidature s’élèvent à 150 euros minimum (100 euros de frais de dossier et 50 euros pour chaque vœu sélectionné). Les boursiers sont automatiquement exonérés.


Les épreuves : comment se déroule la sélection ?

La procédure d’admission se déroule en deux temps : le dossier puis l’oral.

Phase 1 — Le dossier (50 % de la note finale)

40 points sont dédiés à l’examen du dossier scolaire, qui prend en compte les notes obtenues au bac français ainsi que les résultats académiques globaux.

Le dossier comprend concrètement :

Épreuve 1 — Résultats académiques : une moyenne pondérée calculée sur la base de l’épreuve écrite de français anticipée (à hauteur de 60 %), ainsi que les notes du contrôle continu de première et de terminale en histoire-géographie et dans les trois enseignements de spécialité.

Épreuve 2 — Parcours et trajectoire : analyse qualitative de vos bulletins de première et de terminale, de la fiche Avenir, ainsi que de l’évolution de vos résultats et des appréciations de vos enseignants.

Les questions de motivation : tous les candidats doivent répondre à deux questions de motivation dans le dossier Parcoursup. Ces réponses seront transmises aux examinateurs de l’oral, qui pourront s’en inspirer pour leurs questions. Il est donc impératif de les rédiger avec soin.

Phase 2 — L’oral (50 % de la note finale)

Les candidats les plus performants au dossier sont convoqués pour une épreuve orale, qui constitue 50 % de la note finale. L’oral dure environ 30 minutes et se déroule en visioconférence. Il se divise en trois parties :

  1. Une présentation personnelle : environ 2-3 minutes pour présenter votre parcours, vos motivations et vos centres d’intérêt. Elle ne doit être ni lue ni récitée.
  2. Un commentaire d’image : le candidat choisit entre deux images (peinture, photographie de presse, dessin) et doit la décrire précisément avant d’en proposer une interprétation en mobilisant ses connaissances.
  3. Un échange avec le jury : questions sur votre dossier, vos motivations et votre projet d’études.

Le calendrier type

Les dates précises pour 2027 seront publiées par Sciences Po Paris à la rentrée 2026. En attendant, voici le calendrier habituel basé sur les sessions précédentes :

ÉtapePériode habituelle
Ouverture de ParcoursupMi-décembre
Inscription et dépôt du dossierJanvier → mi-mars
Oraux d’admissionAvril – Mai
Résultats via ParcoursupDébut juin

Les campus disponibles

Les formations sont dispensées sur 7 campus en France : Paris, Dijon, Le Havre, Menton, Nancy, Poitiers et Reims. Lors de votre inscription sur Parcoursup, vous devrez formuler deux sous-vœux en choisissant parmi les programmes proposés sur ces campus.


Conseils pour maximiser vos chances

Commencez tôt. La préparation au concours Sciences Po Paris commence désormais dès la classe de seconde, puisque les notes de toutes vos années de lycée sont prises en compte. Vous trouverez ici mon article qui traite des lectures à réaliser en classe de seconde ou de première pour préparer le concours de Sciences Po.

Soignez votre dossier. La quasi-totalité des admis obtiennent une mention Bien ou Très Bien au baccalauréat. Chaque matière compte.

Préparez l’oral sérieusement. Il représente la moitié de votre note finale. Entraînez-vous à l’analyse d’images et à vous exprimer avec clarté et conviction face à un jury.

Évitez l’IA pour rédiger vos écrits de motivation. L’utilisation d’outils d’intelligence artificielle est reconnaissable et peut être sanctionnée sévèrement, pouvant aller jusqu’à la note de 0. Orientation.com


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Cet article est mis à jour chaque année dès la publication des modalités officielles par Sciences Po Paris. Revenez en septembre 2026 pour les informations de la session 2027.


Calendrier du concours commun Sciences Po 2027 : toutes les dates

Calendrier du concours commun Sciences Po 2027 : toutes les dates

Le concours commun du réseau Sciences Po est la principale voie d’accès aux 7 Instituts d’Études Politiques de province. Chaque année, vous êtes plusieurs milliers à vous y préparer. Pour maximiser vos chances, il est indispensable de connaître et d’anticiper les grandes étapes du calendrier. Petit tips supplémentaire, pensez dès à présent à bloquer les dates dans votre calendrier, et à réserver vos éventuels déplacements (train, voire hôtel) à l’avance pour optimiser votre budget. Voici tout ce que vous devez savoir pour ne rater aucune échéance.


Les grandes étapes du calendrier

Le calendrier du concours commun s’articule chaque année autour des mêmes phases. Les dates précises pour 2027 seront publiées par le réseau ScPo à la rentrée de septembre 2026 — cet article sera mis à jour dès leur publication officielle.

En attendant, voici le calendrier type basé sur les sessions précédentes :

ÉtapePériode habituelle
Ouverture de ParcoursupMi-décembre
Inscription sur ParcoursupJanvier → mi-mars
Confirmation du vœuAvant début avril
Envoi des convocationsMi-avril
Épreuves écritesSamedi 24 avril 2027 (confirmé)
Publication des résultatsDébut juin via Parcoursup
Réponses aux propositionsJuin

Les inscriptions : comment et où ?

L’inscription au concours commun s’effectue uniquement sur la plateforme Parcoursup. Il n’existe pas d’autre voie d’inscription.

Sur Parcoursup, vous devez formuler le vœu multiple « Réseau ScPo — concours commun » en sélectionnant le ou les IEP de votre choix. Les candidats doivent obligatoirement confirmer leur vœu avant le 1er avril.

Les frais d’inscription s’élèvent à 210 € (40 € pour les boursiers, sur présentation d’un justificatif). Le paiement se fait directement sur Parcoursup.


Qui peut s’inscrire ?

Le concours commun du réseau ScPo s’adresse aux élèves de Terminale et aux bacheliers de l’année précédente. Il est donc possible de passer le concours deux fois : l’année du bac et l’année suivante uniquement.


Les épreuves : une seule journée

Le concours comprend trois épreuves écrites passées le même jour : questions contemporaines, histoire et langue vivante.

Les coefficients sont les suivants :

  • Questions contemporaines : coefficient 3
  • Histoire : coefficient 3
  • Langue vivante : coefficient 2

Les thèmes des épreuves de Questions contemporaines et d’Histoire sont annoncés chaque année en septembre par le réseau ScPo. Retrouvez sur ce blog toutes nos analyses et fiches de révision dès leur publication.


Les centres d’examen

Les centres d’examen se trouvent dans les sept villes du réseau ScPo : Aix-en-Provence, Lille, Lyon, Rennes, Saint-Germain-en-Laye, Strasbourg et Toulouse. Il existe aussi 6 centres délocalisés dans les territoires ultramarins : Guadeloupe, Martinique, Guyane, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et La Réunion.

Le centre qui vous sera attribué est choisi par le réseau ScPo pour être le plus proche de votre domicile, dans la mesure du possible. Votre convocation vous est envoyée par mail à partir de la mi-avril.


Les résultats

Vous connaîtrez vos résultats via Parcoursup à partir du lundi 2 juin : si vous avez réussi, vous recevez les propositions d’admission d’un ou plusieurs Sciences Po, auxquelles vous devez répondre pour valider votre admission dans l’établissement de votre choix.


Les 7 IEP du concours commun

Le réseau ScPo regroupe les instituts suivants :

  • Sciences Po Aix-en-Provence
  • Sciences Po Lille
  • Sciences Po Lyon
  • Sciences Po Rennes
  • Sciences Po Saint-Germain-en-Laye
  • Sciences Po Strasbourg
  • Sciences Po Toulouse

⚠️ Attention : Sciences Po Paris, Sciences Po Bordeaux, Sciences Po Grenoble et l’IEP de Fontainebleau ont leurs propres concours et ne font pas partie du réseau commun.


Combien de places sont disponibles ?

Au total, près de 1 220 places sont proposées chaque année dans l’ensemble des 7 IEP du réseau. Avec environ 10 000 candidats par session, la sélectivité est d’environ 12% — ce qui justifie une préparation rigoureuse dès le début de l’année de Terminale.


Par où commencer votre préparation ?

Retrouvez sur concoursiep.com tous nos guides pour préparer chaque épreuve :


Cet article est mis à jour chaque année dès la publication des dates officielles par le réseau ScPo. Revenez en septembre 2026 pour les dates exactes du concours 2027.


Quelle prépa Sciences Po choisir en 2026 / 2027 ?

Quelle prépa Sciences Po choisir en 2026 / 2027 ?

Chaque année, plus de 10 000 candidats se présentent au concours commun des IEP pour seulement 1 200 places. Face à cette sélectivité, beaucoup choisissent de rejoindre une prépa Sciences Po. Mais laquelle choisir ? CPGE, prépa dédiée, cours en ligne ou stage intensif : les options sont nombreuses et les tarifs très variables. Ce guide complet vous aide à faire le bon choix selon votre profil, votre budget et vos objectifs.

Bénéficiez de 10% de réduction avec le code exclusif IEP10 sur la préparation aux double-diplômes (dual BA) de Sciences Po Paris. Plus d’information dans cet article.

Les 4 formats de préparation au concours Sciences Po

1. Les Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE)

Les CPGE sont des formations post-bac dispensées dans des lycées publics ou privés. Elles préparent aux concours des grandes écoles, dont les IEP. La filière la plus adaptée au concours Sciences Po est la prépa littéraire B/L (Lettres et Sciences Sociales), dont le programme se rapproche directement des épreuves du concours commun. Les filières A/L (Lettres classiques) et ECE (Économique et Commercial) sont également compatibles.

Points forts : Formation d’excellence reconnue, enseignants expérimentés, rythme de travail intensif qui prépare à la rigueur universitaire. Les CPGE vous gardent toutes les options ouvertes : vous pouvez passer le concours Sciences Po mais aussi les ENS, les écoles de commerce, etc.

Inconvénients : Le programme n’est pas exclusivement centré sur les concours Sciences Po. Le rythme est soutenu et peut être difficile à concilier avec une préparation très ciblée sur les QC et l’histoire du concours commun.

Pour qui : les candidats qui n’ont pas encore arrêté leur choix définitif et veulent maximiser leurs options, ou ceux qui visent Sciences Po Paris.

Coût : gratuit dans les lycées publics (frais de scolarité classiques uniquement). Les lycées privés sous contrat facturent entre 500 € et 3 000 € par an.

2. Les prépas Sciences Po dédiées

Ces prépas ont un seul objectif : vous préparer aux concours des IEP et de Sciences Po. Leur contenu est entièrement calé sur le programme des épreuves — Questions contemporaines, Histoire, Langue vivante — avec des concours blancs réguliers et un suivi individualisé des copies.

Points forts : une préparation 100% ciblée sur les attentes du jury. Les enseignants sont des spécialistes des concours Sciences Po, pas des professeurs généralistes. Les meilleures prépas annuelles permettent de multiplier par 4 à 5 les chances d’admission au concours commun des IEP.

Inconvénients : si vous changez de projet d’orientation en cours d’année, la formation ne vous servira pas pour d’autres concours. La qualité peut être très variable d’une prépa à l’autre.

Pour qui : les candidats qui savent avec certitude qu’ils veulent intégrer un IEP.

Coût : entre 1 500 € et 4 000 € pour une prépa annuelle selon les établissements.

3. Les prépas en ligne

De nombreuses prépas proposent des cours en ligne — vidéos, fiches, classes virtuelles et corrections de copies à distance. C’est le format qui a le plus progressé ces dernières années, avec des acteurs proposant des formations de qualité à des tarifs bien inférieurs aux prépas en présentiel.

Points forts : flexibilité totale dans l’organisation, possibilité de suivre en parallèle un autre cursus universitaire, tarifs plus accessibles. Les taux de réussite sont comparables aux prépas en présentiel pour les candidats autonomes.

Inconvénients : ce format exige une forte autonomie et discipline personnelle. La qualité est variable selon les organismes — renseignez-vous sur les avis et les taux de réussite réels avant de vous engager.

Pour qui : les candidats ayant une bonne capacité d’organisation personnelle, ou ceux qui ne peuvent pas se déplacer à Paris ou dans une grande ville.

Coût : entre 500 € et 1 500 € selon la formule choisie.

4. Les stages intensifs

Ces formations courtes se déroulent pendant les vacances scolaires (Toussaint, Noël, hiver, printemps) et durent de 1 à 2 semaines. Elles proposent une révision concentrée sur les épreuves du concours.

Points forts : idéal comme renforcement en complément d’une préparation annuelle. Permet de combler des lacunes ciblées (méthodologie de dissertation, révisions d’histoire) juste avant le concours.

Inconvénients : un stage intensif seul ne suffit pas pour décrocher le concours. Le concours Sciences Po requiert une culture générale construite dans la durée et une méthodologie maîtrisée — impossible à acquérir en une semaine.

Pour qui : les candidats qui se préparent déjà sérieusement et souhaitent un coup de boost avant le concours.

Coût : entre 500 € et 1 200 € selon la durée et l’établissement.

Comparatif des formats de préparation

CritèreCPGEPrépa dédiéeEn ligneStage intensif
Durée1 an1 an1 an1 à 2 semaines
Coût moyenGratuit (public)1 500 – 4 000 €500 – 1 500 €500 – 1 200 €
Centré sur Sciences PoPartiellementTotalementTotalementTotalement
Autonomie requiseMoyenneFaibleForteFaible
Autres concours possiblesOuiNonNonNon
Idéal pourProfil indécisProfil déterminéProfil autonomeRenforcement

Les principales prépas Sciences Po en France

Le marché des prépas Sciences Po est dense. Voici les acteurs les plus connus, avec leurs caractéristiques.

Ipesup (Paris)

Fondé en 1974, Ipesup est l’un des établissements privés les plus reconnus pour la préparation aux concours des IEP. Situé boulevard Raspail à Paris, il propose une classe préparatoire annuelle aux IEP de région ainsi que des stages intensifs, avec des enseignants spécialisés dans les concours Sciences Po. C’est une référence historique, mais ses tarifs sont parmi les plus élevés du marché.

  • Format : présentiel à Paris + stages intensifs
  • Tarif : autour de 4 000 € pour la prépa annuelle
  • Point fort : expertise historique, corps enseignant spécialisé
  • Point faible : uniquement à Paris, tarif élevé

Les Stratèges

Prépa Sciences Po en ligne spécialisée dans les concours des IEP. Elle affiche des taux de réussite élevés et propose des formules avec correction de copies et suivi personnalisé. Ses tarifs peuvent être élevés, entre 7 000 et 11 000 euros selon les formules — renseignez-vous précisément avant de vous engager.

  • Format : en ligne principalement
  • Tarif : 7 000 – 11 000 € selon la formule
  • Point fort : taux de réussite annoncés élevés
  • Point faible : tarifs très élevés pour une prépa en ligne

Major-Prépa

Plateforme en ligne proposant des cours, fiches et corrections pour les concours des IEP à des tarifs accessibles. Idéale pour les candidats autonomes cherchant un complément à leur préparation personnelle.

  • Format : en ligne
  • Tarif : abonnement mensuel à partir de 30 €
  • Point fort : très accessible financièrement
  • Point faible : moins de suivi personnalisé

Les prépas publiques universitaires

Plusieurs universités proposent des préparations aux concours Sciences Po dans le cadre de leurs licences de sciences sociales, histoire ou droit. Ces formations sont gratuites ou très peu coûteuses et constituent une excellente option pour les candidats qui ne peuvent pas financer une prépa privée.

  • Format : présentiel en université
  • Tarif : gratuit à 500 €
  • Point fort : accessible à tous, qualité académique solide
  • Point faible : moins centré sur la méthodologie spécifique du concours

Quelle prépa choisir selon votre profil ?

Votre profilNotre recommandation
Lycéen en Terminale, déterminé à faire Sciences Po, budget disponiblePrépa dédiée en présentiel (Ipesup, prépa locale)
Lycéen en Terminale, indécis sur l’orientationCPGE B/L en lycée public — vous gardez toutes les options
Lycéen autonome, budget limitéPrépa en ligne (Major-Prépa) + auto-préparation avec les ressources de concoursiep.com
Étudiant en Bac+1, retentant le concoursPrépa en ligne ou prépa dédiée selon le budget — vous avez déjà une base
Candidat ayant déjà bien travaillé, besoin d’un coup de boostStage intensif pendant les vacances de Noël ou d’hiver
Budget très limité (boursier)CPGE publique + aides financières Sciences Po (voir ci-dessous)

Peut-on réussir le concours Sciences Po sans prépa ?

Oui — et c’est plus fréquent qu’on ne le pense. Une part significative des admis au concours commun chaque année se sont préparés de manière autonome, sans rejoindre une prépa payante. Voici ce que requiert une préparation en solo efficace :

  • Une discipline de fer : 1h à 2h de travail quotidien de septembre à avril, sans interruption
  • Un travail méthodologique rigoureux : lire et appliquer les rapports de jury, s’entraîner sur des sujets en conditions réelles
  • Des ressources de qualité : annales, corrigés commentés, fiches thématiques — tout ce que vous trouverez sur concoursiep.com
  • Des retours sur vos copies : c’est le point le plus difficile sans prépa. Faites corriger vos dissertations par un professeur ou via un service de correction en ligne

La prépa augmente statistiquement vos chances d’admission, mais elle n’est ni nécessaire ni suffisante. Des candidats sans prépa réussissent, et des candidats en prépa échouent. La régularité du travail et la qualité de la méthodologie sont les véritables facteurs déterminants.

Les aides financières pour financer votre prépa

Le coût d’une prépa privée peut être un frein. Plusieurs dispositifs permettent d’alléger cette charge :

  • Les bourses du réseau ScPo : les bourses Talents peuvent couvrir jusqu’à 4 000 € du coût de la prépa. Sciences Po propose également des aides sociales pour faciliter l’accès à la préparation.
  • Les bourses sur critères sociaux (BCS) : si vous êtes boursier de l’enseignement supérieur, vous pouvez bénéficier de réductions sur les frais de certaines prépas privées.
  • Les CPGE publiques : entièrement gratuites, elles constituent la meilleure option pour les candidats avec un budget limité.
  • Les prépas en ligne low-cost : Major-Prépa et d’autres plateformes proposent des abonnements mensuels à partir de 30 €, bien plus accessibles que les prépas en présentiel.

Nos conseils pour choisir

Méfiez-vous des taux de réussite affichés. Une prépa très sélective à l’entrée aura mécaniquement de meilleurs résultats. Demandez toujours le nombre total de candidats inscrits, pas seulement le nombre d’admis.

Cherchez des avis d’anciens élèves. Les forums étudiants, les groupes Facebook de préparation aux concours Sciences Po et les avis Google sont de bonnes sources. Méfiez-vous des témoignages uniquement sur le site de la prépa elle-même.

Vérifiez le contenu pédagogique. Une bonne prépa Sciences Po doit proposer des corrections régulières de copies, des concours blancs et des cours spécifiquement calés sur les thèmes du concours de l’année.

Commencez tôt. Quelle que soit la prépa choisie, démarrez votre préparation dès la rentrée de septembre. Le concours se passe fin avril — 8 mois de préparation régulière font toute la différence.


Retrouvez sur concoursiep.com tous nos guides, corrigés et conseils méthodologiques pour préparer le concours commun des IEP. Consultez notre guide complet du concours ou nos fiches de méthodologie.

Conseils de lecture pour le concours de Sciences Po Lyon en 2ème année

Conseils de lecture pour le concours de Sciences Po Lyon en 2ème année

Comme régulièrement sur le blog, je vous propose un article consacré à mes conseils de lecture pour le concours d’entrée en deuxième année à Sciences Po Lyon. Si vous souhaitez en savoir plus sur les épreuves et les modalités du concours, je vous invite à lire l’article qui y est consacré.

Pour 2025, le thème choisi par le jury du concours est “Marchés et coordination sociale”. Il s’agit, comme souvent, d’un thème à mi chemin entre l’économie et la sociologie.

Analyse du thème « Marchés et coordination sociale »

Ce thème invite à questionner les liens entre d’une part les marchés et leurs mécaniques, et d’autre part la coordination sociale (c’est à dire la manière dont les individus et les groupes sociaux interagissent, s’organisent et plus généralement agissent pour atteindre un but commun). De manière plus précise, il questionne « en creux » le fait que les marchés soient la seule et unique manière d’assurer une coordination sociale souhaitable.

Pour préparer l’épreuve, je vous conseille 3 principaux axes de travail :

  • Les théories économiques des marchés : comment les marchés par le mécanisme de rencontre entre l’offre et la demande permettent, par ajustement, de maximiser la satisfaction des acteurs (voir notamment la notion de surplus et comment celui-ci est maximisé) ? Vous devez également maitriser les critiques « internes » à ce modèle théorique, avec notamment des démonstrations sur le fait que des comportements rationnels des acteurs peuvent conduire à des situations où le marché assure une mauvaise coordination (j’avais effleuré le sujet dans cet article avec notamment les notations d’asymétries d’information et d’alea moral).
  • Les approches anthropologiques, sociologiques, historiques qui montrent des exemples de modèles où la coordination sociale n’est pas assurée par les marchés, ou qui montrent des exemples où les marchés nuisent à la coordination sociale.
  • Les théories sociologiques et l’étude de champs « économiques » par la sociologie. En particulier, le terme de « coordination » est très marqué par la sociologie des organisations (voir par exemple les travaux de Henry Mintzberg) . Ce thème invite aussi à étudier le domaine de la sociologie économique (Philippe Steiner, un des deux auteurs de l’ouvrage à étudier en est un des principaux représentant français).

Ouvrage à étudier

L’ouvrage à étudier, et qui fera l’objet d’une épreuve, est :

La société du matching, de Melchior Simioni et Philippe Steiner 2024; Pages : 174; Collection : Essai; Editeur : Presses de Sciences Po. ISBN : 9782724642605 au prix de 16€. Commander l’ouvrage ICI 

Conseils de lecture

En plus de l’ouvrage étudié, je vous recommande les lectures suivantes :

Les approches de la coordination en sciences sociales de Ludovic Julien et Fabrice Tricou (dir.). L’ouvrage est un peu ancien (2009) et n’a pas été réédité et il est donc assez compliqué à trouver. Quelques ouvrages semblent disponibles aux Presses Universitaires de Paris Nanterre et vous pouvez également tenter votre chance ici

L’ouvrage a l’avantage de couvrir l’ensemble des conseils que je vous donne dans la partie « Analyse du sujet » de cet article.

Essai sur le don de Marcel Mauss.

Ce classique de l’anthropologie et des sciences sociales met en évidence une organisation sociale où le lien n’est pas régi par des relations et interactions marchandes ou économiques. Commander l’ouvrage ici.

La grande Transformation, de Karl Polanyi

Cet ouvrage, mêlant les approches historiques, anthropologiques et sociologique que l’économie de marché est une construction sociale et non pas un fait naturel.

Il théorise également le concept des marchandises fictives (le travail, la terre et la monnaie) et les concepts d’économie encastrée et désencastrée qui pourront être avantageusement mobilisés par le sujet.

Commander l’ouvrage ici

Comment réussir sa lettre de motivation à Sciences Po?

Comment réussir sa lettre de motivation à Sciences Po?

La lettre de motivation est un élément central de la sélection des candidats au concours de Sciences Po. Elle permet au jury d’avoir un aperçu de votre personnalité et de vos motivations. C’est donc un élément de votre dossier à travailler tout particulièrement. Dans cet article, je vous propose 4 conseils concrets pour vous aider à réaliser une lettre de motivation qui vous permette d’exprimer pleinement qui vous êtes et pourquoi vous souhaitez intégrer Sciences Po.

Conseil n°1 : Votre lettre de motivation doit être le résultat d’une réelle réflexion sur vous et ce que souhaitez faire

Par ce premier conseil, je veux surtout insister sur le fait que vous devez, au préalable de la rédaction à proprement parler de la lettre, réaliser un certain nombre d’actions. En particulier, je vous recommande de travailler autour de deux questions : « qui êtes-vous ? » et « que souhaitez-vous faire ? »

Pour que votre lettre soit percutante et personnelle, vous devez impérativement vous poser réellement cette question, qui n’est pas si simple lorsqu’on est « jeune ». Le but n’est bien évidemment pas de décrire en détail qui vous êtes dans votre lettre, mais de réaliser ce travail préparatoire pour construire une lettre de motivation dans laquelle le lecteur sentira que vous, votre projet professionnel et votre projet d’intégrer sciences po sont alignés. Pour cela, je peux vous conseiller deux actions : réaliser un test de personnalité (je vous conseille par exemple le test du MBTI, pour lequel vous pouvez trouver des questionnaires gratuits sur le net en cherchant un peu, et ensuite des descriptifs des profils), vous pouvez également demander à vos proches de vous décrire.

Cette étape d’exploration sur vous-même doit également être l’occasion d’interroger sur ce que vous souhaitez faire professionnellement. En effet, bien trop souvent, la principale motivation des candidats est d’intégrer une grande école, ou un cursus « ouvrant toutes les portes ». Je pense qu’il est important de définir plus précisément ce que vous souhaitez faire, en termes de métiers, de secteur, de cursus, etc. Bref, soyez curieux !

Conseil n°2 : Elle doit être le résultat d’un travail itératif

Ce deuxième conseil est lié au premier. Dans la mesure où, pour réaliser une lettre percutante, il vous faut explorer largement ce que vous aimez faire et ce que vous souhaitez faire, vous devez considérer la rédaction de votre lettre de motivation comme un travail à réaliser en de multiples étapes et de multiples versions. Je vous conseille donc de faire plusieurs versions de votre lettre de motivation en fonction de vos réflexions sur le cursus que vous souhaitez suivre. SI vous avez déjà une idée très précise, tant mieux, mais le conseil reste valable.

Il y a de nombreuses manières de justifier et de défendre un choix d’orientation. Il est donc peu probable que vous parveniez à trouver la meilleure façon « au premier jet ». Je vous conseille donc réaliser plusieurs versions différentes, de revenir à tête reposée sur celles-ci, de les faire relire etc… pour améliorer petit à petit votre lettre de motivation définitive. Il est également important de conserver l’ensemble des versions et des relectures que vous ferez. Cela vous permettra, si vous en avez besoin, d’éviter d’avoir à réécrire des passages que vous avez déjà peaufiné dans une autre version.

Enfin, et ce dernier point et souvent sous-estimé par de nombreux candidats, il est impératif de vous mettre à place de la personne qui vous lira. Votre propos est-il clair ? Avez-vous fait des relectures pour corriger toutes les fautes d’orthographe ? De syntaxe ? Votre style est-il fluide ? Avez-vous utilisé des acronymes qui ne parlent pas à tout le monde ? Etc.

Conseil n°3 : Elle doit parler de votre futur cursus au sein de Sciences Po

L’objectif de votre lettre de motivation, et de montrer que votre personnalité correspond aux profils (contrairement aux idées reçues il n’y a pas UN profil Sciences Po) recherchés par Sciences Po, et que votre cursus est pertinent pour ce que vous souhaitez faire. Il est accepté que n’ayez pas défini précisément le métier que vous souhaitez faire mais vous devez à minima avoir une orientation et une réflexion sur les cursus que vous souhaitez demander, vos envies, vos goûts etc. Il est important de donner des exemples qui illustrent ce que vous expliquez. C’est également une manière d’orienter à l’avance le jury en lui donnant l’opportunité de poser des questions sur les expériences que vous choisirez de mettre en avant.

Le but n’est pas d’accumuler les expériences, mais de les exploiter pour montrer la richesse et la singularité de votre profil en montrant en quoi elles vous ont permis de comprendre qui vous êtes, ce que vous voulez faire plus tard … en lien avec Sciences Po !

N’hésitez pas à mentionner directement le double cursus qui vous intéresse, ou une association étudiante vers laquelle vous souhaitez vous engager.

Conseil n°4 : Votre lettre de motivation doit être fluide

Ce dernier conseil découle en partie des 3 précédents conseils. Si vous avez posé clairement qui vous êtes, ce que vous souhaitez faire et en quoi Sciences Po peut contribuer à vous permettre de l’atteindre, le message et le déroulé de votre lettre de motivation doit le refléter. Il faut que, à la lecture de la lettre, votre argumentation soit claire et fluide. J’utilise le terme « argumentation » à dessein puisqu’il s’agit bien de convaincre le jury de vous choisir vous, plutôt qu’un des (nombreux) autres candidats.

Vous devez donc travailler l’enchainement de vos idées, la liaison entre elles et votre style. Pour cela, je vous conseille de relire régulièrement, à voix haute, votre lettre, comme si vous répétiez un discours. Assez vite, vous allez identifiez les tournures qui sont « lourdes », les passages moins clairs, ou ceux qui sont trop évasifs. Attention également au « remplissage ». Si une phrase n’apporte rien (répétition, pas d’idée nouvelle etc. ), supprimez la.

Ayez bien en tête que le jury doit passer en revue un volume de dossiers conséquents, issus de très bons candidats et que vous ne devez pas être bons, mais être parmi les meilleurs. Votre style, comme votre orthographe doivent être irréprochables !

En terme de relecture, je vous conseille de vous faire aider par vos enseignants ou vos proches qui pourront vous donner un avis mais en gardant à l’esprit que votre lettre de motivation doit être personnelle !