Auteur/autrice : Pierre

Avoir 15/20 au concours IEP : les secrets des meilleures copies

Avoir 15/20 au concours IEP : les secrets des meilleures copies

Si la moyenne requise pour intégrer un Institut d’Études Politiques est relativement stable d’une année à l’autre (la barre d’admission est généralement comprise entre 11/20 et 12/20), un des meilleurs moyens d’être admis consiste à performer largement dans une/des matière(s) et d’obtenir des notes proches de la moyenne dans les autres matières.

Mais pour cela, encore faut-il parvenir à obtenir une très bonne note dans une des matières !

Je vous propose d’analyser avec vous quelques clés d’une bonne copie. Pour cela, je m’appuierai en particulier sur ma copie au concours d’entrée de Sciences Po Lille, où j’ai obtenu 16/20. Le sujet était « Nous ne croyons pas ce que nous savons » (Citations de Jean – Pierre Dupuy, dans Pour un catastrophisme éclairé). Vous pouvez obtenir celle-ci ici (et en plus, vous contribuerez aux frais de fonctionnement du blog 😉 ). A l’époque, l’épreuve était une épreuve de culture générale, sans programme, mais les enseignements restent valables.

1) Les meilleures copies ne sont pas parfaites … et peuvent même comporter des erreurs !

Le premier point important à souligner est le fait que votre travail le jour du concours est limité dans le temps. Vous disposez de quelques heures (3 pour l’épreuve de questions contemporaines du concours commun) et le jury ne s’attends bien évidemment pas à un travail parfait. Vous n’êtes pas tenu à avoir compris en profondeur tous les aspects du thème et à rendre une copie parfaite, avec 50 références, etc. Si je reprends l’exemple de ma copie au concours d’entrée de l’IEP de Lille, qui sert de fil rouge à cet article, elle a quelques défauts importants :

  • Un plan assez basique (Le fameux « Plan Sciences po » : un plan en 2 parties et 2 sous parties, avec une logique dialectique) : Il consistait en une première partie qui démontrait que en effet « nous ne croyons pas ce que nous savons », et une deuxième partie qui insistait au contraire sur le fait le savoir et la croyance sont liés. Pour faire bref, c’était un plan Oui/Non qu’on vous déconseille souvent de faire si vous avez la possibilité d’en trouver un autre. J’avais tout de même essayé de masquer ce plan Oui/non en annonçant dans la première partie que savoir et croyance procèdent de deux logiques opposées (en accord avec le sens de l’auteur de la citation), et dans la deuxième que la citation de l’auteur pouvait être comprise comme un regret.
  • Un traitement du sujet un peu déconnecté de l’auteur et de la problématique de l’ouvrage dont est tiré la citation. Je ne connaissais en effet pas l’auteur, et encore moins l’ouvrage en question. J’ai donc choisi d’axer ma problématique et ma réflexion uniquement sur le contenu de la citation, et j’ai abordé le sujet sous un angle philosophique, comme un sujet sur la croyance et le savoir. J’avais compris, au vu du titre de l’ouvrage, que la citation devait porter sur les catastrophes (je pensais en particulier aux catastrophes écologiques), mais ne connaissant ni l’auteur, ni le sujet précis du livre, j’ai choisi de ne pas spéculer sur cet aspect. Je pense que si j’avais fait le lien avec l’auteur, ma note aurait certainement été encore meilleure.
  • Une copie avec quelques erreurs. A la relecture de ma copie, j’ai en effet constaté que j’avais fait plusieurs erreurs dans la copie, et le correcteur en a relevé certaine. Ainsi, je m’appuie dans ma copie sur l’auteur Auguste Comte, mais j’orthographie mal son nom, que j’écris Compte, ce que le correcteur a vu. Plus tard dans la copie, je cite Blaise Pascal (« Suivez ceux qui cherche la vérité et fuyez ceux qui la trouve ») mais au lieu d’écrire « vérité », j’écris « réalité ». Cette erreur n’a pas été soulignée par le correcteur, mais il l’a peut être vue. A noter cependant, ces erreurs ne sont pas des contresens ou des références citées mais sans lien avec le sujet, ce qui explique qu’elles n’aient pas été pénalisantes.

Vous l’avez compris, votre copie n’a pas besoin d’être parfaite pour obtenir une bonne note.

2) Les bonnes copies sont généralement simples et claires

Travailler la fluidité

Une des caractéristiques qui frappe le plus lorsqu’on lit de très bonne copie, par exemple celles mises en évidence dans les rapports de jury, est leur apparente simplicité. On a une impression de fluidité, et de simplicité dans le raisonnement et dans le développement de l’analyse et des arguments. Ce résultat est néanmoins compliqué à obtenir. D’abord parceque cela nécessite d’avoir bien compris et problématisé le sujet. Ensuite, parceque cela demande d’avoir travaillé son écriture (les tournures de phrases, les connecteurs logiques, la manière de citer les auteurs et les références utilisées).

Sur ces deux points, le meilleur moyen de progresser est de s’entrainer. Pour la partie problématisation, je vous recommande de prendre des exemples de sujets (j’ai fait quelques articles à ce sujet sur le blog, par exemple sur le thème de questions contemporaines « Le secret« ) et de les traiter en condition de temps réelle et en allant jusqu’à l’écriture de l’introduction (soit analyse du sujet, problématisation, mise en place du plan et rédaction de l’introduction).

Améliorer votre style et votre écriture

Pour le travail de votre écriture, là encore, si ce n’est pas votre force, je vous recommande de vous entrainer à écrire ou mieux, à vous relire et à ré-écrire. Vous avez certainement dans votre cursus scolaire des travaux ou des copies pour lesquels vos enseignants vous ont fait remarqué que votre style n’est pas bon.) L’idée sur ce point est de vous concentrer sur la rédaction des idées déjà développées, sans vous occuper du fond, mais uniquement de la forme. Pour savoir si le style est bon ou est perfectible, vous pouvez ensuite au choix, soit vous faire relire par une tierce personne qui a un style plus travaillé, soit relire vos phrases à voix haute (on s’aperçoit généralement plus facilement de lourdeurs de style comme cela, en tout cas, c’est comme cela que je procède).

Lorsque vous êtes en train de rédiger votre développement, mieux vaut parfois effectuer des « relectures intermédiaires » qui peuvent vous permettre de fluidifier vos raisonnements et les enchaînements de phrases. Cela peut vous permettre également d’être au clair sur votre démonstration (par exemple, j’avais des difficultés à équilibrer le nombre d’exemples utilisés dans mes sous-parties et j’étais parfois à court d’exemples pour la dernière sous-partie et cela m’a permis de régler ce problème).

Le dernier point pour donner à votre lecteur une impression de fluidité et de soigner vos transitions. Celles-ci ne sont des petites conclusions. Elles servent à passer d’une idée à une autre. Je conseille, lorsque c’est possible, d’identifier un exemple qui illustre les deux idées entre lesquelles vous souhaitez faire une transition. Ainsi, vous pourrez facilement, par cet exemple passer d’un paragraphe à l’autre.

3) Les bonnes copies reposent sur une réflexion et une argumentation solide

La dernière caractéristique des très bonnes copies est que celles-ci sont le résultat d’une réflexion pertinente par rapport au sujet posé. Il est en effet particulièrement important de distinguer deux choses :

  • Le programme de l’épreuve / la matière
  • Le sujet du concours

Le jury du concours vous évaluera en effet uniquement sur votre réponse au sujet qui vous est posé, et non pas sur votre maitrise ou votre connaissance du programme. C’est une des différences principales avec les épreuves du baccalauréat, où votre correcteur valorise également en partie votre connaissance du programme.

Cela veut dire concrètement que le correcteur vous pénalisera si vous mobilisez des connaissances qui ne sont pas réellement liées au sujet, et s’il sent que vous voulez « à tout prix » plaquer des connaissances et/ou des références.

Si vous souhaitez des conseils sur la manière de bien répondre au sujet, je vous conseille de lire mon article relatif à l’introduction. Une fois que vous avez réalisé l’ensemble des étapes que je décris dans l’article, je vous invite à structurer votre raisonnement comme suit : Une idée par paragraphe ou partie, étayée par plusieurs arguments, eux même illustré par des exemples.

L’avantage de considérer les parties et les sous-parties comme étant une idée (et une seule, même si elle peut être décomposée en sous-idées) est que cela peut vous aider à construire votre plan et votre raisonnement. En effet, chacune de vos parties apportera alors un élément de réponse à votre problématique.

Dernière piste enfin, travailler sur les références que vous mobilisez (leur pertinence, leur originalité, et la manière de les mettre en valeur)

Concours Sciences Po : comment bien démarrer son année ?

Concours Sciences Po : comment bien démarrer son année ?

C’est bientôt la rentrée des classes et j’espère que vous avez passé un été reposant ! Je vous propose aujourd’hui un article pour vous donner des clés dans l’organisation de votre travail pour atteindre votre objectif : décrocher le concours de Sciences Po

Conseil n° 1 : Fixez vos objectifs et planifiez vos révisions en conséquence

Le premier conseil peut sembler trivial à première vue, mais il est trop souvent négligé par de nombreux lycéens et étudiants, quels que soient leur niveau. Je pense que le début d’année scolaire est la période à laquelle vous devez vous poser la question de savoir ce que vous souhaitez accomplir en terme d’orientation, de concours et d’objectifs concrets. Il faut que vous soyez très vite au clair avec vos principaux objectifs pour que vous puissiez vous mettre en ordre de marche pour les atteindre.

Très régulièrement, des lycéens ou étudiants décident de se mettre à préparer sérieusement les concours des Instituts d’Études Politiques à partir de janvier ou février alors que les concours sont en mai ou juin. Ils perdent ainsi de précieux mois de préparation et partent désavantagés par rapports aux candidats qui se préparés de longue date. Et compte tenu du niveau d’exigence des concours, cela peut être rédhibitoire.

Par exemple, je reçois des questions liés à l’orientation parfois très tard dans l’année : « Dois-je privilégier ma préparation aux concours de Sciences Po ou mes révisions du bac ? », « Dois-je choisir d’aller en hypokhâgne dans tel lycée réputé ou intégrer un IEP? » etc. Ces questions peuvent être légitimes au fur et à mesure que vous échangez et vous renseignez sur les formations. Cependant, tous ces questionnements risquent de « parasiter » vos révisions, d’affecter votre préparation voire votre motivation. Pour vous donner un exemple, en classe préparatoire, lorsque je préparai les concours des IEP, j’ai perdu beaucoup de temps et d’énergie en changeant d’objectifs en cours d’année. Je cherchai initialement à intégrer Sciences Po, j’ai ensuite décidé de me concentrer sur le concours de Normal Sup, en échouant du coup aux deux concours.

Je vous conseille donc de vous laisser au maximum jusqu’à fin septembre pour vous interroger sur ce que vous souhaitez préparer, en priorisant éventuellement vos différents choix (Ex. Objectif n°1 : décrocher le concours de Sciences Po Paris, Objectif n°2 : décrocher mon voeu n°1 au concours des IEP de province, Objectif n°3 : décrocher le bac avec une mention « très bien »). Ensuite, écrivez (physiquement, sur un carnet ou sur un post-it au dessus de votre bureau par exemple) vos différents objectifs. Le fait d’écrire clairement ce que vous souhaitez devrait vous éviter de remettre en cause régulièrement vos objectifs (comme si vous aviez signé un contrat avec vous-même).

Ensuite, au regard des objectifs que vous avez fixé, vous serez en capacité de prioriser et de planifier vos activités et vos révisions durant votre année scolaire.

Conseil n°2 : Organisez votre charge de travail et de révisions de manière continue et équilibrée

Le deuxième conseil découle naturellement du premier. Si vous êtes aligné et au clair avec vos objectifs, vous allez naturellement travailler pour les obtenir. Vous souhaitez intégrer un IEP mais êtes un peu faible en langue vivante ? Il vous faudra donc planifier des plages d’apprentissage de vocabulaire, de la lecture/traduction d’articles de presse, etc.

Votre planning de révision doit être la conséquence des objectifs que vous souhaitez atteindre. Si le concours que vous visez comporte une épreuve d’histoire, il faut que vos révisions soient organisées de manière à être prêt le jour des épreuves écrites. Un écueil souvent rencontré par les candidats est en effet de préparer en priorité les matières qu’on aime particulièrement, et non celles qu’il faudrait travailler pour atteindre le concours.

Pour cela, il est important de travailler tout au long de l’année. Cela vous donnera le temps de renforcer vos points faibles (avec de l’organisation, il est largement possible de devenir bon ou a minima moyen dans une matière où vous être traditionnellement en difficulté). Pour vous donner un exemple me concernant, j’avais des difficultés en langues, qui m’ont fait rater plusieurs fois les concours de Sciences Po. L’année où j’ai décroché Sciences Po Lille, j’ai obtenu 14,5/20 en anglais, qui était l’année d’avant mon point faible (j’obtenais régulièrement des notes inférieures à 6/20, et rarement au dessus de 8/20).

Cette année-là, j’avais pris l’habitude, chaque semaine (c’était le mercredi, je m’en souviens encore) de rédiger une page en anglais sur 3 sujets d’actualité (environ 10 lignes par sujet). Si on exclut les semaines de vacances, cela correspondait à environ une centaine de sujets (environ 3 sujets sur 30 semaines) pour lesquels j’avais du me tenir informé de l’actualité du monde anglo-saxon, rechercher (et retenir) le vocabulaire associé, rédiger et améliorer ma syntaxe et ma grammaire. A la fin de l’année scolaire, ce travail représentait environ 1 heure de travail hebdomadaire. Plus que le volume de travail réalisé, c’était avant tout la régularité de celui-ci qui a payé dans mon cas.

Quelle que soit la matière concernée, il est donc important de découper le programme pour réaliser votre programme de révision pour réussir Sciences Po.

Conseil n°3 : Entrainez-vous en condition de concours

Un autre écueil important rencontré par beaucoup de candidats est de concentrer leurs plages de révisions sur la rédaction de fiches. Celles-ci sont un outil utile pour assimiler le programme et gagner du temps dans la dernière ligne droite avant le concours. Cependant, trop souvent, les candidats réalisent un programme de révision qui conduit à ficher l’ensemble du programme pour la date du concours.

Les fiches vous permettent uniquement de maitriser le programme, mais en aucun de répondre aux autres attendus du jury. Le concours des IEP ne demande pas de vérifier que vous connaissez un programme défini (au contraire du bac). Il vise à sélectionner les meilleurs candidats.

Pour cela, il est impératif de vous entrainer en condition réelle : avec les contraintes de temps réelle, sans recours aux fiches etc etc. Même si vous n’êtes pas prêt (au sens où vous ne maitrisez pas encore tout le programme), le travail en condition réelle vous serez particulièrement utile puisqu’il vous permettra de progresser sur la manière d’aborder les sujets, de problématiser…

Si vous n’avez pas forcément 3 heures devant vous pour réaliser un sujet de questions contemporaines blanc en entier, vous pouvez réaliser uniquement les étapes d’analyse du sujet, de problématisation, de rédaction du plan, de l’introduction et de la conclusion sur un créneau d’1 heure à 1h15.

Attention néanmoins, je vous recommande également de vous entrainer selon les vraies conditions de concours afin que vous puissiez créer des automatismes pour rédiger l’intégralité de votre copie sur le temps imparti. Rappelez vous bien qu’une copie inachevée sera fortement pénalisée !

Je poste régulièrement des idées de sujets (pour le thème du « secret« , par exemple) dont vous pouvez vous inspirer pour vous entrainer en condition réelle.

Programme du concours commun 2021

Programme du concours commun 2021

Les Instituts d’Études Politiques du concours commun viennent de publier les thèmes de l’épreuve de questions contemporaines pour le concours 2021.

Après un concours 2020 adapté suite à l’épidémie de Covid-19, retour aux épreuves écrites. Je vous ai fait un article détaillé sur les modalités du concours commun 2021, que vous pouvez consulter ici.

Les thèmes de l’épreuve de questions contemporaines du concours 2021 seront :

Le Secret

Révolutions

Ces deux thèmes sont ceux initialement prévus pour le concours 2020.

Aussi, je vous invite à consulter les articles que j’ai consacré à ces thèmes.

Sur le thème « Le Secret »

Mon article relatif aux principales références sur le thème Le Secret

Mon article sur les films abordant le thème du secret

Mon article sur les idées du sujets sur le thème Le Secret

Sur le thème « Révolutions »

Mon article sur les références sur le thèmes Révolutions

Mon article sur les films abordant le thème Révolutions

Critères d’admission et conseils pour le concours commun des Instituts d’études Politiques 2021

Critères d’admission et conseils pour le concours commun des Instituts d’études Politiques 2021

Les IEP du concours commun ont publié les résultats d’admission du concours 2020 la semaine dernière, via Parcoursup.

Vous avez été admis(e) ? Félicitations !

Vous n’avez pas été admis(e) ? Pas de panique, vous pourrez passer les concours 2021. Si vous avez déjà le baccalauréat, vous pourrez passer les concours d’entrée en deuxième année (tous mes conseils sur ces concours sont accessibles ici). Si vous passez le bac cette année, vous pourrez repasser le concours commun des Instituts d’Etudes Politiques 2021.

Je vous présente dans cet article les modalités d’admission pour le concours commun des IEP 2021, et mes conseils de préparation. Comme je vous l’indiquais precedemment, les modalités du concours changeront en 2021 par rapport à 2020.

1 ) Ajout de deux notes issues des épreuves du baccalauréat.

[NOTE du 01/09/2020 : Depuis la rédaction de cet article, les IEP du concours commun ont revu les modalités du concours commun. Les notes du baccalauréat 2021 ne seront pas intégrées dans la sélection des candidats pour l’admission en première année 2021]

Premier changement par rapport au concours commun 2020, la prise en compte des notes du candidat au baccalauréat. La première note est la moyenne des deux épreuves de spécialité au baccalauréat, et est affectée d’un coefficient 1.

La seconde épreuve prise en considération est la note de contrôle continu dans une langue vivante. La langue vivante prise en compte ne doit pas être celle choisie pour l’épreuve de langue du concours commun. Cette épreuve a également un coefficient 1.

Pour ces deux nouvelles épreuves, le principal conseil est simple. Si vous souhaitez maximiser vos chances de décrocher le concours commun 2021, vous devez impérativement travailler vos épreuves de spécialité et vos langues vivantes. L’immense majorité des candidats sont des très bons élèves de lycée et l’idée sur ces épreuves va surtout être de ne pas perdre de points par rapport aux meilleurs d’entre eux.

En outre, la préparation de ces deux épreuves et de ces quatre matières (deux épreuves de langues et deux épreuves de spécialité) vous servira pour vos révisions de baccalauréat, et vous n’aurez aucune excuse pour ne pas décrocher de très bonnes notes ! Le dernier point d’importance dans votre préparation au concours commun sera le choix de la langue qui sera comptabilisée en contrôle continu et de celle qui sera choisie pour l’épreuve. Sur cet aspect, les coefficients de la note basée sur le contrôle continu et de l’épreuve de langue du concours commun étant identiques (coefficient 1), je vous conseille de conserver la langue dans laquelle vous êtes le meilleur pour l’épreuve écrite du concours. La raison principale est que l’épreuve écrite est très exigeante, en particulier l’essai. Une copie avec un niveau « moyen » pour le baccalauréat sur l’épreuve écrite vous donnera généralement une mauvaise note au concours écrit du concours commun (pour vous donner un ordre de grandeur, lorsque j’ai passé les concours des IEP en terminale, j’avais environ 15/20 de moyenne en langue en lycée, mais des notes tournant autour de 6/20 aux épreuves écrites des concours de Sciences Po).

2 ) Une épreuve de questions contemporaines légèrement modifiée

L’épreuve de questions contemporaines est devenue depuis quelques années maintenant une épreuve bien connue du concours commun. Pour 2021, il y aura toujours une dissertation portant sur un sujet à choisir entre deux, sur deux thèmes. Le premier thème est le thème « Révolutions », déjà au programme du concours commun 2020, pour lequel les épreuves écrites ont été annulées.  Si vous cherchez des conseils pour le thème des révolutions, c’est ici. Le second thème est le thème le « secret », déjà au programme en 2019 et 2020. Je vous invite à suivre l’actualité du blog pour vous tenir informé de la publication du second thème, avec mes conseils de lecture.

L’épreuve de questions contemporaines reste une des épreuves majeures du concours, avec un coefficient de 3.

[NOTE du 01/09/2020 : Depuis la rédaction de cet article, les IEP du concours commun ont revu les modalités du concours commun. Il n’est plus prévu à date que les IEP publie une liste de références.]

La nouveauté pour le concours 2021 pour cette matière réside dans le fait que les IEP publieront, en même temps que le deuxième thème de questions contemporaines, une proposition de trois références par sujet (deux ouvrages et une œuvre artistique). La préparation du concours devra donc bien entendu largement s’appuyer sur les œuvres proposées, mais pas seulement. Une bonne note passe aussi par le fait de mobiliser et de citer d’autres références, et de bien citer celles-ci.

Sur le fond, on peut supposer que le fait que les IEP mettent en évidence quelques œuvres sur chaque thème ne devrait pas changer radicalement l’épreuve en elle-même. En revanche, on peut imaginer qu’un sujet s’appuie sur une thèse développée dans un des ouvrages présentés, voir même le cite (implicitement ou explicitement) dans l’intitulé du sujet. Par exemple, via une citation tirée d’une œuvre ou un sujet visant à remettre en cause un ou des arguments de l’œuvre en question. 

3) Une épreuve d’histoire centrée sur l’analyse de documents

Contrairement à l’épreuve de questions contemporaines, qui subit quelques modifications mineures, l’épreuve d’histoire est quant à elle revue en profondeur.

Au niveau de la forme de l’épreuve tout d’abord. L’épreuve n’est plus une dissertation d’histoire mais une épreuve d’analyse de document. Elle sera similaire aux attendus de l’épreuve d’histoire du baccalauréat. Si les connaissances historiques à connaître et à mobiliser pour l’épreuve ne changent pas (il faut maitriser le programme pour réussir), les compétences diffèreront un peu. En particulier, sur ce type d’épreuve, il est fondamental d’analyser les sources historiques (les documents) présentées, de les remettre en perspective d’un point de vue historique (qui écrit cela ? quand ? quel est le positionnement politique du journal en question ? Qui est représenté sur cette caricature ? etc. ) et éventuellement de les remettre en question si elle sont partielles ou partiales. Je dédierai certainement un article à ce sujet en cours d’année.

Ensuite, le programme change également largement par rapport aux années précédentes. Pour l’épreuve 2021, il concerne « Les relations entre les puissances et l’opposition des modèles politiques des années 1930 à nos jours ».  Je trouve que la période choisie est beaucoup plus intéressante qu’auparavant avec l’ajout des années 1930. [NOTE du 01/09/2020 : Depuis la rédaction de cet article, les IEP du concours commun ont revu les modalités du concours commun. Le programme est à présent : Puissances et conflits dans le monde depuis 1939.]

Serge Berstein, Démocraties, régimes autoritaires et totalitarismes de 1900 à nos jours. L’ouvrage à privilégier pour vos révisions.

Pour travailler ce programme, je vous recommande l’ouvrage de Serge Berstein, « Démocraties, régimes autoritaires et totalitarismes au XXème siècle. » qui porte sur cette période et aborde ce thème sous l’angle des systèmes et des modèles politiques (leur montée en puissance, leurs affrontements, leurs recompositions etc.). L’ouvrage possède également l’avantage de présenter des documents reliés à chaque chapitre, qui vous permettront de faire le lien entre les connaissances du programme et des documents d’époques. Vous pouvez commander l’ouvrage ici.

4) Une épreuve de langue vivante

Le contenu de l’épreuve de langue vivante ne change pas en 2021 par rapport à l’épreuve prévue en 2020. Au programme, une partie de questions de compréhension et un essai. La principale évolution vient du fait que le coefficient de l’épreuve sera de 1 en 2021 (sur un total de 9) contre un coefficient de 2 auparavant.

Cela réduit le poids de cette épreuve, qui est redoutée par de nombreux candidats. Pour autant, je pense que cette épreuve continuera à être une des épreuves les plus sélectives et les plus exigeantes du concours.

Si on exclut le cas des candidats qui font un hors-sujet sur une épreuve d’histoire ou de questions contemporaines, l’immense majorité des copies sur ces deux épreuves obtient une note comprise entre 8 et 12. De plus, ces épreuves se « bachotent » relativement bien, pour peu qu’on maitrise déjà les méthodes de problématisation et de dissertation.

En langue en revanche, nombre de candidats ont des lacunes, que ce soit au niveau du vocabulaire et/ou de la syntaxe et de l’orthographe et ces points se corrigent dans la durée, par un travail régulier, de longue haleine.

C’est notamment pour cela que c’est la matière que je recommande de travailler en premier et en priorité pour décrocher Sciences po.

Idées de sujet sur le thème « Mobilité sociale »

Idées de sujet sur le thème « Mobilité sociale »

J’ai été contacté par plusieurs d’entre vous pour faire un article sur des idées de sujets sur la thème de la « Mobilité sociale ». Ce thème est au programme du concours d’entrée en deuxième année à Sciences Po Lyon.

Le concours était initialement prévu le 14 mars, mais a été décalé suite à l’épidémie de Covid-19. La date du concours n’a pas encore été communiquée à ce jour.

Pour rappel, mes conseils de lecture pour le concours commun d’entrée en deuxième année sont disponibles dans cet article.

Si vous êtes inscrit à ce concours, il n’y a aucune certitude sur le maintien ou non de ce concours, compte tenu du contexte actuel. Vous pouvez néanmoins continuer de vous préparer en vous entrainant sur des sujets qui pourraient tomber. Vous en trouverez quelques exemples ci dessous.

L’ascenseur social est-il en panne ?

Les catégories socio-professionnelles sont elles une catégorie d’analyse pertinente (ou suffisante) pour analyser la mobilité sociale ?

Y a t il encore une mobilité sociale ascendante ?

Quels sont les facteurs pouvant expliquer la faible mobilité sociale ?

Pourquoi les inégalités perdurent elles entre générations ?

Peut on parler d’une baisse de la mobilité sociale ?

Idées de sujets sur les thèmes « La guerre » et « L’image »

Idées de sujets sur les thèmes « La guerre » et « L’image »

Vous avez été nombreux à me demander par mail ou via les commentaires des idées de sujets sur les thèmes de questions contemporaines du concours 2020 de l’IEP d’aix (concours d’entrée en deuxième année). Pour rappel, les thèmes sont cette année « la guerre« , et « l’image » (voir mes conseils de lecture dans cet article).

Et vous avez parfaitement raison puisque s’entrainer (en condition réelle) est le meilleur exercice pour acquérir les bonnes compétences pour intégrer un Sciences Po. Si vous n’avez pas le temps de bloquer plusieurs heures pour réaliser entièrement le sujet (jusqu’à la rédaction complète d’une copie), je vous conseille a minima de réaliser les étapes d’analyse du sujet, de problématisation, l’ébauche de plan et la rédaction de l’introduction.

Idées de sujets croisés

Comme souvent, les thèmes de questions contemporaines peuvent donner lieu à des sujets croisés, auquel il est intéressant de se préparer avant le concours. Je vous en propose trois. Les deux premiers sujets sont attendus, mais le troisième est un peu moins dans le thème de l' »image ». Cependant, la question de l’opinion publique (un sujet régulièrement abordé en science politique ou en culture générale) permet de mobiliser des réflexions liées à l’image et ses perceptions.

1/ La guerre de l’image

2/ L’image est-elle une arme ?

3/ Peut-on gagner une guerre sans gagner l’opinion publique?

Idées de sujets sur le thème de la guerre

Y a-t-il des guerres légitimes?

Qui gagne les guerres?

Comment sortir de la guerre? [ Ce sujet a été donné en histoire au concours de Sciences Po Paris, sur lequel j’ai fait une analyse. Il a beaucoup de résonances contemporaines avec les difficultés des puissances occidentales à sortir des lieux de conflits récentes ]

Peut on vraiment gagner une guerre?

Les nouvelles guerres/guerres sans armes/sans soldats/sans victimes.

Idées de sujets sur le thème de l’image

Faut-il sauver les apparences ?

Peut-on encore maitriser son image ? / Possède-t-on encore son image ?

Les images montrent-elles toujours la réalité ?

Les films à voir sur le thème Révolutions

Les films à voir sur le thème Révolutions

Comme chaque année, je vous propose dans cet article une liste de film à regarder sur le thème « Révolutions » pour l’épreuve de questions contemporaines du concours commun des iep de province 2020 et 2021.

Cette liste présente quelques avantages. Le premier vient du fait que regarder un film vous permet de « travailler » un thème sur votre temps libre, en vous détendant. Attention, cependant. Je vous conseille tout de même de réaliser une fiche lorsque vous regardez un film en rapport avec le thème, de la même manière que vous le feriez pour un livre ou un article scientifique.

Le deuxième avantage vient du fait que citer un film pour illustrer un argument ou une idée vous permet de vous distinguer des autres candidats et de diversifier vos exemples.

Dernier avantage pour les plus déterminés et les plus courageux d’entre vous, cela peut être l’occasion de travailler la langue étrangère que vous avez choisi pour le concours. Rien ne vous empêche en effet de regarder les films dans la langue choisie pour le concours, que ce soit en version sous titrée ou non.

1) Les films de Serguei Eisenstein

Ces films ont largement été utilisés à des fin de propagande par l’URSS (et vous pourrez ainsi également citer ceux-ci pour illustrer votre copie d’histoire par exemple sur la propagande soviétique). Parmis les films d’Eisenstein, je vous recommande  » Octobre  » (1927) ,  » Le cuirassé Potemkine  » (1925) et Ivan Le Terrible (1946)

Acheter les films d’Eisenstein.

2) Viva Zapata de Elia Kazan

Ce film, dont le scénario a été écrit par John Steinbeck, relate la vie du révolutionnaire mexicain Emiliano Zapata. Ce leader de la révolution mexicaine de 1910 défendait les paysans sans terre mexicain. Outre l’exemple historique, le film vous permettra également d’argumenter sur le fait que l’accession au pouvoir corrompe (ou pas, dans le cas de Zapata tel que représenté dans le film) les idéaux révolutionnaires d’origine.

Acheter le film Viva Zapata.

3) Spartacus de Stanley Kubrick

Ce peplum de Kubrick retrace l’histoire de la révolte des esclaves à Rome. Ce film, dont les deux scénaristes étaient victimes de la chasse aux sorcières, est également un film politique dans le sens où ses créateurs ont adapté l’histoire pour en faire une illustration de la lutte des classes. Ce film est également un des meilleurs peplum.

Acheter le film Spartacus

Qu’est ce que le jury de Sciences Po attends de vous?

Qu’est ce que le jury de Sciences Po attends de vous?

Lorsque j’ai commencé à réviser pour intégrer un Institut d’Etudes politiques, en terminale, je me suis focalisé sur un point particulier : l’accumulation de connaissance. J’ai commencé à ficher des livres, des manuels etc… mais je suis passé à côté d’une étape fondamentale dans ma préparation au concours. Et j’ai raté les concours cette année-là ! Cette étape importante était de m’interroger sur les attendus du jury, ses critères d’évaluation, et donc sur les compétences que je devais travailler, au-delà de la seule accumulation de connaissances théoriques.

Lors de mes échanges avec les lecteurs, je m’aperçois qu’une part importante d’entre vous se focalise sur les livres à lire, les chapitres à ficher… au lieu de se demander concrètement sur quels aspects ils doivent travailler en priorité. Cet article a donc pour objet de vous présenter les aptitudes et compétences que vous devez acquérir et développer pour réussir le concours de Sciences Po.

                Cet article n’a pas pour but de vous dire de ne pas ficher de manuels ou acquérir des connaissances théoriques sur les thèmes des différents concours. Les concours des IEP sont très sélectifs et vos connaissances sont un prérequis indispensable. Mais c’est le strict minimum pour ne pas être éliminé. Tous les candidats sérieux auront appris les connaissances et références incontournables des programmes d’histoire, de culture générale ou de questions contemporaines. Là où vous pourrez (et devez) faire la différence, c’est sur votre capacité à mettre en évidence les qualités que recherche le jury.

1) Votre capacité à problématiser

C’est la première chose qu’évaluera le correcteur, et cette partie constituera près de la moitié de votre note finale. Il est donc primordial de travailler cet aspect des choses. Une copie avec une bonne problématique et peu de références sera mieux notée qu’une copie ayant beaucoup de références mais pas de problématisation ou une fausse problématique. Le meilleur moyen de travailler cet aspect est de vous entrainer de la manière suivante :

  • Tout d’abord, en travaillant en condition réelle, sur des sujets (par exemple, sur mes propositions de sujets sur le thème « Le secret ») : bloquez vous un créneau, et réalisez une analyse du sujet comme si vous étiez le jour du concours. A ce stade, vos connaissances ne sont pas importantes. Vous pouvez problématiser des sujets et des thèmes sur lesquels vous n’avez pas de connaissances théoriques. L’objectif est de s’entrainer à déceler des contradictions, et à formuler des problématiques.
  • Ensuite, lorsque vous aurez acquis une certaine habitude et des réflexes, en imaginant des exemples de sujet. S’interroger sur les sujets qui pourraient tomber peut-être une bonne méthode puisque conditionne votre esprit à chercher des sujets réellement intéressant (donc avec une problématique).

Il est d’autant plus important de travailler votre problématisation que le jury arrivera très facilement à voir si vous avez ou non analysé et problématisé votre sujet : il lui suffira en effet de lire uniquement votre introduction. Retrouvez ici mes conseils pour faire une introduction percutante.

2) Votre capacité à argumenter

Le deuxième point sur lequel le jury va vous évaluer est votre capacité à argumenter, à défendre les positions que vous prenez lors de votre raisonnement. Autrement dit, il s’agit d’être convaincant dans les idées que vous détaillez dans vos parties et sous-parties (que vous soyez en accord ou en désaccord avec celles-ci). Pour cela, un moyen efficace de montrer votre capacité d’argumentation est d’opter dans la rédaction de chaque paragraphe pour une structure du type « Idée / argument / fait et exemples ».

Par exemple, vous décidez d’appuyer votre raisonnement en faisant un paragraphe sur l’idée que le secret est un fondement et un prérequis de la démocratie [c’est l’idée du paragraphe]. Vous illustrez cette proposition par les arguments suivants : il ne peut pas y avoir de démocratie sans liberté d’opinion (argument 1) et l’expression du vote de chaque citoyen ne peut se faire que si le vote est secret (argument 2). Ensuite, chacun des arguments peut être illustré par un ou plusieurs exemples. Pour illustrer l’argument que la démocratie suppose un vote à bulletin secret pour fonctionner, vous pouvez prendre un exemple dans lequel un vote à bulletin non secret provoque des tentatives d’influence ou d’intimidation.

Idéalement, dans un paragraphe dans lequel vous défendez une idée, vous étayez celle-ci par 3 arguments différents, eux même soutenus par 3 exemples (plus ou moins détaillés). Mais ce schéma des 3 arguments et 3 exemples n’est que rarement respecté en pratique, dans les conditions du concours.

3) Votre capacité à analyser

Une autre compétence que vous devez développer est votre capacité d’analyse. Celle-ci vous servira tout d’abord pour analyser le sujet qui vous sera posé. Elle vous servira également à soutenir votre argumentation, notamment en tirant les bons enseignements des exemples et des arguments que vous évoquez.

Pour retrouver les conseils pour améliorer votre analyse du sujet, je vous invite à lire la partie que je consacre à l’analyse des termes du sujet dans mon article sur l’introduction.

Là encore, comme pour votre capacité à problématiser, la meilleure clé pour développer votre capacité d’analyse est de vous entrainer sur des situations réelles. Pour cela, vous pouvez travailler sur des analyses de sujets, mais également sur des points d’argumentation. Par exemple, prenez l’idée que le secret est un fondement de la démocratie et chercher tous les arguments que vous pouvez trouver sur cette idée. Ensuite, faites la même chose sur l’idée inverse (ie. Que le secret est néfaste et détruit la démocratie, y compris dans ses fondements).

4) Votre capacité à synthétiser

Votre capacité d’analyse doit être travaillée en parallèle de votre capacité de synthèse. La dissertation que vous allez réaliser le jour du concours est en effet aussi un exercice de synthèse. Vous devez être en capacité de hiérarchiser les idées, arguments et exemples que vous avez réunis avant de rédiger votre dissertation. L’idée est de pouvoir passer plus de temps lors de vos développements sur les points qui sont réellement importants.

Développez les arguments et les exemples les plus importants, et contentez vous de mentionner ou de développer de manière moins poussée les autres arguments. La manière que j’utilisais était très simple. Sur mon brouillon, je listais l’ensemble des idées, arguments et exemples que j’avais trouvé sur le sujet. Ensuite, je numérotais chaque idée pour savoir très précisément celles sur lesquelles insister et les autres.

Au niveau de la hiérarchisation, vous pouvez prioriser les arguments en fonction de leur force, en fonction des références que vous avez sur le sujet, en fonction de votre connaissance du sujet etc.

5) Votre capacité d’érudition et votre capacité à être original

Dernier point, et qui peut avoir son importance pour vous démarquer des autres candidats, c’est votre capacité d’érudition et votre originalité. Les concours des Sciences Po sont des concours extrêmement sélectifs et la majorité des candidats maitriseront les connaissances incontournables sur le thème ou le sujet que vous devez traiter. Le jury vous attendra d’ailleurs sur les références incontournables du sujet qui est posé.

En revanche, vous pouvez faire une vraie différence en étant original, en suscitant la curiosité du jury. Cela peut passer par des exemples/références/arguments auxquels on ne pense pas de prime abord sur un sujet quelconque et que vous mobilisez à bon escient. Cela peut passer par un type d’exemples bien particulier (je vous propose parfois dans mes conseils de lectures, des ouvrages littéraires, ou des articles sur les films). On peut penser à des tableaux, pièces de théâtre ou encore des exemples sur le monde animal (sur le thème de la révolution, vous pouvez peut-être construire une fiche sur les luttes dans les groupes animaux par exemple).

Conclusion

Accumulez des connaissances, mais pensez également à travailler l’ensemble des points que j’ai développé dans cet article. Cela fera une vraie différence le jour J !

Concours de Sciences Po Grenoble 2020 – modalités, calendrier et ouvrage

Concours de Sciences Po Grenoble 2020 – modalités, calendrier et ouvrage

L’IEP de Grenoble vient de publier les modalités et le programme du concours d’entrée en première année 2020. Le concours aura lieu le samedi 11 avril 2020, à Grenoble.

Le concours est ouvert aux futurs bacheliers 2020 et aux bacheliers des années précédentes. Il comprendra 2 épreuves :

  • une épreuve de langue
  • une épreuve sur ouvrage, découpée elle-même en deux parties :
  1. deux questions sur l’ouvrage
  2. une dissertation d' »ouverture » en lien avec les thèmes du livre étudié

Pour 2020, le livre à étudier est « Utopies réalistes » du journaliste et écrivain néerlandais Rutger Bregman. Ce livre a connu un succès mondial en défendant l’idée d’un revenu universel et de la semaine de 15 heures, mais aussi de la fin des frontières.

Acheter Utopie Réaliste ici.

Utopies Réalistes de Rutger Bregman

Ouvrage au programme de Sciences Po Grenoble

Les thèmes associés au livre sont nombreux et on peut citer en particulier :

La pauvreté (voir mes conseils de lecture sur ce thème, qui était au programme du concours de Sciences Po Lyon en 2019)

La notion de travail : sur ce thème, et en lien avec Utopies Réalistes, je vous conseille « La fin du travail » de Jeremy Rifkin.

La notion de frontière

La notion d’utopie

Conseils de lecture sur le thème de la « Guerre » et de « l’image » pour l’épreuve de questions contemporaines au concours d’entrée en 2ème année de Sciences Po Aix

Conseils de lecture sur le thème de la « Guerre » et de « l’image » pour l’épreuve de questions contemporaines au concours d’entrée en 2ème année de Sciences Po Aix

L’Institut d’Études Politiques d’Aix en Provence a dévoilé il y a peu les thèmes et le calendrier du concours d’entrée en seconde année pour 2020. Le concours aura lieu cette année le samedi 28 mars.

Initialement prévu le même jour que le concours de Sciences Po Lyon en deuxième année (concours sciences sociales, sur lequel je vous ai fais un article accessible ici), une date plus adaptée a finalement été adoptée. Il aurait en effet été curieux que les deux IEP ne se concertent pas pour permettre aux étudiants préparant les concours d’entrée de passer les deux concours.

Pour rappel, le concours d’entrée en 2eme année de Sciences Po Aix présente la particularité de disposer, comme le concours commun en 1ere année, d’une épreuve de dissertation en questions contemporaines avec deux thèmes.

Les thèmes pour le concours 2020 sont :

« La Guerre » et/ou « l’image »

Comme pour les autres années et les autres concours, je vous propose un article sur mon avis et les conseils de lecture pour réussir au mieux cette épreuve.

Le thème de « La Guerre »

C’est un thème intéressant et qui touche à la fois à la philosophie, aux relations internationales, à la science politique et à l’histoire. Parmi les questions intéressantes à se poser, j’en retiens quelques unes : qu’est ce qu’une guerre ? (ou quelles sont les mutations que connaissent les guerres ? cf. les cyber guerre, la guerre « économique » etc etc), ou pourquoi les guerres persistent elles dans un monde où la mondialisation et la multiplication des échanges devraient faire baisser la conflictualité ?

Parmi les références philosophiques à invoquer, vous pouvez étudier la doctrine du « doux commerce » de Montesquieu, le concept de « guerre juste » de Thomas d’Acquin ou encore Kant et son projet de paix perpétuelle. Il est souvent peu conseillé de lire et de ficher les œuvres philosophiques pour préparer efficacement le concours de Sciences Po  car vous risquez d’y passer beaucoup de temps, pour un bénéfice pas évident. Je vous recommande d’étudier ces théories via des synthèses ou fiches de lecture.

Clausewitz, De la Guerre

Un des auteurs centraux du thème de la guerre est Clausewitz et son ouvrage De la Guerre, mais tous les chapitres ne seront pas utiles pour le concours. Je vous recommande de lire et de ficher uniquement les Livre 1 et 2. Le livre 1 (intitulé « De la nature de la guerre ») analyse le concept de guerre, et le livre 2 (intitulé « de la théorie de la guerre » analyse l’intérêt et les limites d’une théorie de la guerre).

Acheter le livre ici

Sun Tzu, L’art de la Guerre

C’est un ouvrage majeur de la stratégie militaire orientale et occidentale. Il s’agit d’un ouvrage court, découpé en 13 chapitres, dans lequel l’auteur analyse à chaque fois, de façon rationnelle, une des dimensions de la guerre. L’auteur considère que la guerre est nécessaire à la survie des États mais doit être envisagée au regard des coûts qu’elle engendre (économiques, moraux, politiques…).

Acheter le livre ici

Bruno Tertrais, La guerre

Les livres de la collection « Que sais-je » sont bien connus des étudiants et présentent des synthèses courtes et efficaces pour maîtriser un thème ou un sujet. C’est donc tout naturellement que je vous recommande cet ouvrage qui vous permettra d’optimiser vos révisions sur le sujet.

Acheter le livre ici

Henri Barbusse, le Feu ou Erich Maria Remarque, A l’ouest rien de nouveau

Les deux livres sont des classiques de littérature sur la première guerre mondiale et vous permettront de mettre des mots et de maitriser des références sur le quotidien des soldats et la barbarie de la guerre. Si vous souhaitez une référence liée à la guerre d’Espagne, je vous conseille Pour qui somme le glas de Ernest Hemingway, et pour une référence littéraire sur la deuxième guerre mondiale, je vous conseiller Education Européenne de Romain Gary.

Acheter le feu

Acheter A l’ouest, rien de nouveau

Acheter Pour qui sonne le glas

Acheter Education Européene

Le thème de l’image

Ce thème paraît a priori plus complexe que celui de la guerre car il est plus flou, et moins facilement accessible. Il me paraît néanmoins bien plus intéressant car il pourra vous permettre d’invoquer de multiples réflexions et analyses et vous permettront d’être original dans votre dissertation, et ainsi de vous démarquer des autres candidats.

Je vous recommande néanmoins quelques livres importants de mon point de vue.

Erving Goffman, La mise en scène de la vie quotidienne

C’est un ouvrage central de sociologie, qui explique comment les individus agissent au quotidien, en particulier dans leurs relations avec les autres. Il reprend la métaphore du théâtre pour expliquer les comportements des individus. Il montre que l’image qu’on renvoie est extrêmement importante pour comprendre les actions des gens.

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Pierre Bourdieu

Pierre Bourdieu a également largement contribué à l’analyse des images via ses théories sur les goûts et les styles de vie. Son ouvrage majeur « La distinction » est très volumineux et un peu dur d’accès. Je vous recommande donc deux ouvrages plus petits et plus focalisés sur deux médias de l’image. La télévision dans son ouvrage « Sur la télévision » et la photographie dans son ouvrage « Un art moyen : essai sur les usages sociaux de la photographie ».

Acheter La distinction

Acheter Sur la télévision

Acheter Un art moyen

Roland Barthes, Mythologies

Dans cet ouvrage, Roland Barthes décrypte des mythes, qu’il définit comme un outil d’idéologie. Il analyse le signifiant et le signifié des images qu’il analyse.

Acheter Mythologies